À chaque fois qu’elle traverse les plus critiques moments de son histoire, l’Algérie a toujours trouvé en son institution militaire un gage de sa sécurité et de celle de sa population. Au demeurant, l’ANP continue à assurer cette mission bon gré mal gré alors même qu’elle est la cible d’attaques depuis l’avènement du mouvement populaire et citoyen. Des attaques internes mais surtout externes comme ces voix télécommandées par l’occident et d’autres inféodées aux monarchies du golfe. Des ennemis jurés de l’Algérie qui disposent de leurs serviteurs zélés. Il n’y a qu’à citer les Zitout et Mourad Dhinna, dont la fibre intégriste a été ravivée récemment par le décès du co-fondateur et exprésident du FIS dissous, Abassi Madani. L’agitation au quotidien de ses adeptes du chaos programmé et concocté dans des officines occidentales n’est pas fortuite, à plus forte raison qu’elle cible l’institution la plus sensible de notre pays. Mais peine perdue, et fort heureusement que l’institution militaire garde toujours en mémoire la leçon de la décennie noire. La preuve de la mission sécuritaire assurée avec hargne et dévouement par les éléments de l’ANP vient du terrain. Pas loin qu’hier en effet, un détachement militaire, en opération de fouille et de ratissage près de la commune de Dellys, wilaya de Boumerdès, a abattu deux dangereux terroristes. Les deux criminels étaient armés de deux kalachnikovs bourrés de munitions et d’une grenade, précise un communiqué du ministère de la Défense nationale. Selon des sources concordantes, l’un des terroristes est un émir du GIA qui a rejoint les maquis en 1994. On le sait, à défaut de venir à bout du dernier terroriste en activité, celui-ci pourrait n’être qu’un membre d’une cellule dormante au servir de l’ennemi extérieur de l’Algérie. Autrement dit, il serait prêt à passer à l’offensive au premier ordre donné par l’ennemi de l’Algérie qui ne peut passer pour un ami aujourd’hui. N’empêche que la menace de déstabilisation plane toujours comme une épée de Damoclès au dessus de la tête de l’Algérie et de son armée. Et quelles que soient les circonstances d’hier, d’aujourd’hui et de demain, le terrorisme restera toujours le bras armé des ennemis de l’Algérie. Un outil par lequel des pays entiers ont été mis à feu et à sang avant que leurs institutions ne soient mises à sac. Aujourd’hui, par exemple, comment concevoir, dans ces conditions particulièrement porteuses de germes de déstabilisation à la sécurité du pays et à sa souveraineté, les appels à un changement qui toucherait jusqu’au sommet de la hiérarchie de commandement de l’ANP ? Aussi radicales soient les revendications du peuple, en effet, appeler à l’éviction de tel ou tel haut responsable militaire équivaut à s’immiscer dans les affaires d’une institution, dont le rôle est, justement, celui d’assurer une mission sensible que la sécurité de la population et des biens notamment. Or, l’ANP doit être mise à l’abri de tout tiraillement politique et partisan. C’est là une ligne rouge qu’il ne faudrait surtout pas franchir au risque de porter gravement préjudice à une institution grâce à laquelle l’Algérie se tient toujours debout. Il suffit de voir le déploiement des forces armées par la mise en place d’un dispositif spécial, depuis le début du mois sacré, à travers le territoire national, pour constater le souci de premier ordre de l’ANP : celui d’assurer la sécurité et la quiétude aux citoyens, à savoir. Et l’ANP répondra toujours présente, en toute circonstance, sur le terrain, pour défendre l’intégrité territoriale et préserver la souveraineté du pays.
Farouk Bellali

Source : lecourrier-dalgerie

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