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En Algérie, la place des islamistes dans le Hirak ravive les tensions

L’apparition de slogans liés aux violences des années 1990 fait craindre à certains une confiscation du mouvement par les islamistes et le pouvoir.

Selon le site Le Monde, a l’heure du retour en force des manifestants dans les rues après une année d’interruption pour cause de pandémie, l’inquiétude gagne une partie du Hirak et du camp démocrate en Algérie. La place des islamistes dans le mouvement jugée grandissante par leurs détracteurs, ravive les plaies jamais refermées de la « décennie noire » : la guerre qui a opposé le pouvoir aux islamistes armés dans les années 1990 et fait jusqu’à 200 000 morts selon les estimations.

Des slogans récemment apparus dans les rues à l’instar de « Services de renseignements-terroristes », ou « Nous savons qui a tué dans les années 1990 » – sous-entendu : l’Etat – attisent ces craintes alors qu’aucun travail de mémoire, ni de justice n’a jamais été entrepris sur ces années traumatisantes pour les Algériens. Le régime s’est autoamnistié et a amnistié la majeure partie des islamistes au début des années 2000 en échange de leur renoncement à la lutte armée.

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