Encore du calvaire à Jijel : les habitants se confinent suite à la CHALEUR EXCEPTIONNELLE

Algérie- Jijel se confine une fois encore, mais cette fois ci, la raison n’est rien d’autre que la vague de chaleur exceptionnelle qui s’y installe. Cependant, les services de sécurité ne se font pas prier pour faire le travail quoi les incombe.

Après le confinement sanitaire, c’est le confinement torride qui s’est imposé. Alors que la vague épidémique de Covid-19 fait encore parler d’elle dans les hôpitaux, c’est une vague exceptionnelle de chaleur qui s’installe à Jijel. Depuis la semaine passée, les températures ont atteint des pics rarement égalés en pareille période, réduisant l’activité presque à néant. Le citoyen a été astreint à ce confinement, non seulement par peur du redoutable virus, qui sème toujours les nouvelles de deuil et de mort, mais aussi et surtout pour éviter les complications de cette chaleur exceptionnelle.

D’autant que le séjour en mer est interdit suite aux mesures de confinement imposées pour éviter la propagation de ce virus. « J’ai été à la plage de Beni Belaïd avec mes enfants, c’était juste pour humer l’air frais et se rafraîchir en bord de mer sans se baigner, mais les gendarmes étaient là, ils m’en ont interdit l’accès », se désole cet homme, qui a toutefois noté une certaine fraîcheur à proximité de la mer. Il convient de dire que dans les régions intérieures de la wilaya de Jijel, la chaleur est encore plus suffocante, aggravée par les pénuries d’eau et le tarissement des sources d’approvisionnement en eau potable des populations.

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C’est dans ces conditions que les citoyens font face à cette canicule qui boucle sa première semaine. Des bulletins d’alerte météo sont émis pour alerter et avertir sur ces températures caniculaires, aidant à la propagation des nombreux feux de forêt qui se sont déclenchés dans plusieurs communes. En l’absence de toute possibilité de séjour en mer, c’est vers les zones forestières plus fraîches que certains préfèrent partir. Mais là aussi, c’est le risque de faire face à des départs de feu qui dissuadent plus d’un à s’aventurer dans ces régions à risque d’incendies. Il ne reste plus que le domicile familial pour se confiner. Fuyant cette chaleur, certains se sont rabattus sur des plages isolées et éloignées pour séjourner en bord de mer.

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À l’abri des regards des services de sécurité qui veillent au respect des mesures de confinement, des familles entières s’installent en bord de mer. Tout en guettant d’un œil vigilant l’arrivée à tout moment des gendarmes débarquant pour les déloger, elles savourent des moments de fraîcheur en bord de mer. « La plage est pleine, elle est bondée de monde, mais les gendarmes arrivent de temps en temps, pas chaque jour, mais ils viennent souvent pour chasser les baigneurs », souligne un natif de la région de Beni Ferguene, à l’extrême nord-est de Jijel, dont les nombreuses plages aussi éloignées et isolées les unes des autres sont prises d’assaut par un grand nombre d’estivants.

Ces derniers sont essentiellement composés de familles natives de la région, parties s’installer dans d’autres wilayas lors de la décennie de lutte contre le terrorisme, qui revient pour un séjour en bord de mer. Vendredi dernier, le littoral de cette région enclavée a encore été investi par des milliers d’estivants, fuyant la canicule et bravant les mesures d’interdiction dans les plages.

 

 

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