Programmés pour le 10 juin prochain, soit après le mois de Ramadhan, la date du début des examens du troisième trimestre des classes du primaire pourrait, peut être, être avancée. C’est du moins ce que réclament les enseignants de ce cycle qui veulent imposer la date du 19 mai pour la tenue de ces épreuves. Le Syndicat national des travailleurs de l’éducation (SNTE) aurait adressé une demande au ministère de l’Éducation nationale dans laquelle il a fait part de sa désapprobation quant au calendrier fixé pour les examens de troisième trimestre du cycle primaire. Le SNTE a appelé, dans ce sens, à avancer la date de la tenue de ces épreuves vers le 19 du mois en cours au lieu du 10 juin, pour éviter de perturber les élèves psychiquement et pédagogiquement, en rappelant que les élèves n’auront plus de cours à partir de la mi-mai. Dans ce cadre d’idées, le secrétaire national du SNTE, Kouider Yahiaoui, a souligné que les calendriers des examens ont toujours été fixés anarchiquement dans le cycle primaire. «Les élèves des classes du primaire sont toujours les derniers à passer les examens du troisième trimestre, sachant qu’ils n’ont plus de cours à partir du 15 mai et ce en raison de la mobilisation des enseignants pour les examens du BEM et du BAC», a-t-il déclaré à la presse. La même source a ajouté que le maintien de la date du 10 juin impactera négativement la concentration des élèves qui, après une période d’un mois, sans se rendre à l’école, risquent d’oublier ce qu’ils ont étudié au cours de ce trimestre. Ainsi, Yahiaoui a insisté sur la nécessité d’organiser les examens vers le 19 mai, soit durant le mois de Ramadhan pour que les élèves ne perdent pas leur concentration, d’autant plus que la majorité des établissements ont achevé le programme scolaire, tout en appelant, dans ce sens, à prendre en considération le climat dans le sud du pays, où la température atteint les 50°, alors que les élèves sont contraints de parcourir des dizaines de kilomètres pour arriver à leurs écoles qui ne sont pas dotées de climatisation. Il a indiqué, d’autre part, que certaines écoles primaires ne vont pas respecter le calendrier du ministère, qui a été fixé, a-t-il rappelé, sans la concertation des syndicats autonomes du secteur.
Ania Nait Chalal

Source : lecourrier-dalgerie

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