ETRHB : la condition intenable des travailleurs

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La situation du Groupe ETRHB appartenant à Ali Haddad va de mal en pis, malgré la désignation d’un administrateur judiciaire en septembre dernier.

En effet, l’installation d’un administrateur judiciaire à la tête de l’entreprise n’a visiblement apporté aucune solution, notamment celle liée aux salaires des employés, qui sont au nombre de 5400, en plus des sous-traitants. « Il a été placé pour assurer un salaire régulier aux salariés et relancer les activités du Groupe, sauf qu’avant son arrivée, nous avions un retard d’un seul mois sur notre salaire, aujourd’hui, nous sommes à sept mois », s’indigne Nabil Hadouche, secrétaire général de la section syndicale de l’ERTHB. En plus des salaires impayés, les travailleurs s’inquiètent également sur l’avenir de l’entreprise dont la situation ne cesse de se dégrader.

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En un mois, on a eu trois résiliations de contrats de travaux, dont trois marchés d’un montant total de 29 milliards de dinars, entre autres le transfert Kef Eddir au coût de vingt milliards, l’adduction des eaux du barrage Bouhanifia-Fergoug estimé à six milliards et la piste d’aérodrome d’Alger évaluée à trois milliards », déplore-t-il.

De son côté, Lyes Oussaci, directeur de projet Chott El Gharbi s’interroge sur les raisons du blocage du chantier, des usines et centres de production. « En principe ils ont nommé un administrateur pour relancer l’entreprise et non pas pour l’arrêter. Depuis son installation, on ne sait plus quoi faire du projet, car ils nous ont enlevé les cachets. Depuis septembre à ce jour, on ne connaît pas cet administrateur, il n’a entrepris aucune action de redressement, le matériel est à l’arrêt et sans assurance, il est en dégradation constante, la base est sans électricité et l’administration se vide jour en jour ».

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Les deux représentants des travailleurs s’accordent à dire qu’« il y a 1001 plans de sauvetage, le problème est qu’il n’y a pas de volonté de la part de l’administrateur». Face à cette situation, les travailleurs ont adressé une lettre ouverte au président de la République. Aujourd’hui, des protestations des travailleurs ont eu lieu dans plusieurs wilayas.

 

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