Exclusif. La fille du général Belkecir a fraudé avec de faux papiers pour détourner un prêt de l’ANSEJ

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Algérie Part a mené de nouvelles investigations démontrant l’impunité ahurissante dont jouit le général Ghali Belkecir, l’ex-commandant de la gendarmerie nationale, et son épouse Fatiha Boukhers, l’ex-présidente de la Cour de Tipaza, et l’un des piliers du système judiciaire foncièrement corrompu mis en place par Tayeb Louh, l’ex-ministre de la Justice qui croupit à la prison d’El-Harrach. Nos investigations dévoilent, effectivement, un scandale de détournement d’un prêt bancaire dans le cadre du dispositif de l’Agence nationale de soutien à l’emploi des jeunes (l’ANSEJ) au niveau de la wilaya de Mostaganem. Un scandale qui implique directement Lamis Belkecir, l’une des trois filles du général Ghali Belkecir. 

Les faits de ce scandale remontent à novembre 2018. Quelques mois auparavant, pour obtenir un prêt de l’ANSEJ consistant à financer un projet d’investissement pour acquérir des camions bennes pour le ramassage des déchets, Lamis Belkecir a fraudé en utilisant de faux papiers pour introduire son dossier et sa demande de prêt bancaire au niveau de l’ANSEJ de Mostaganem. Mais ce tour de passe-passe ne réussit pas et des responsables de l’ANSEJ découvrent l’arnaque à la suite d’une vérification minutieuse des pièces du dossier de Lamis Belkecir pour la création de l’entreprise bénéficiaire des aides et soutien de l’ANSEJ. De faux documents ont été reproduits et la fille du général Belkecir a même usurpé l’identité d’une autre personne pour faire aboutir son dossier au niveau de l’ANSEJ.

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Une plainte est officiellement déposée au niveau du tribunal de Mostaganem par la direction de la wilaya de Mostaganem de l’ANSEJ.  Cependant, au moment où la justice allait s’emparer du dossier, la maman de Lamis Belkecir, la magistrate Fatiha Boukhers, à l’époque présidente de la Cour de Tipaza, use de tout son pouvoir pour persuader le procureur principal du tribunal de Mostaganem, Tchikou Nedjmeddine, d’intervenir très rapidement afin de bloquer l’instruction judiciaire ouverte à l’encontre de sa fille Lamis Belkecir.

Le procureur Tchikou Nedjmeddine s’exécute et convoque dans son propre bureau Abdallah Nehila, Directeur de l’antenne de l’ANSEJ de Mostaganem. Monsieur le procureur exerce de terribles pressions  pour contraindre Abdellah Nehila de rédiger un désistement de la plainte introduite par les services de l’ANSEJ. Et sur la base de cet acte de désistement, le dossier judiciaire a été clôturé et l’affaire de Lamis Belkecir a été finalement classée définitivement par le parquet du tribunal de Mostaganem.

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La fille du général Belkecir s’en sort miraculeusement en dépit de sa fraude et de ses pratiques de faux et usage de faux. En plus de cette impunité, nous avons pu confirmer enfin que le prêt bancaire contracté dans le cadre de l’ANSEJ n’a jamais été remboursé par la fille du général Belkecir alors que les autres jeunes entrepreneurs algériens sont poursuivis et harcelés régulièrement par la justice pour s’acquitter de leurs prêts bancaires contractés pour des projets lancés dans le cadre de l’Ansej.

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4 Commentaires

  1. A NaPuta,
    Diras tu la même chose pour les enfants de Gaid le grabataire ?
    Les enfants de Zeghmati?
    Les enfants de toute cette mafia?

  2. un chien ne fait pas des chats, il faut que justice passe sans aucun passe droit qu’il paye pour leur larcins, ou les flitoxer comme des cafards il merite pas plus aucune pitié pour toutes cet pourritures….

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