Exclusif. Tebboune rappelle l’ambassadeur d’Algérie à Washington pour « torpiller » les ambitions de Lamamra

AlgeriePart – Enorme malaise au plus haut sommet de l’Etat algérien en raison des vives tensions qui opposent depuis la mi-décembre 2021 le Président Abdelmadjid Tebboune au chef de la diplomatie algérienne, Ramtane Lamamra. Ce dernier est visé par une grande manoeuvre de déstabilisation orchestrée par le Palais Présidentiel d’El-Mouradia dans le but de le « dégager » prochainement du gouvernement et de le remplacer par un nouveau ministre des Affaires Etrangères issu directement de l’entourage le plus proche d’Abdelmadjid Tebboune. 

Comme il a été précisé dans les précédentes révélations faites par Algérie Part, le courant ne passe plus entre Tebboune et Lamamra. Le Président algérien et son entourage, à savoir ses conseillers les plus proches et ses confidents au Palais Présidentiel d’El-Mouradia, sont persuadés que Lamamra nourrit des « ambitions personnelles présidentielles » et fait discrètement du lobbying à l’étranger comme au sein du sérail algérien notamment auprès de l’Institution Militaire pour fédérer autour de sa personne de « potentiels » soutiens qui pourront lui permettre de se présenter comme le candidat du consensus au sein du régime algérien lors des élections présidentielles de 2024.

Affolé par cette perspective, Abdelmadjid Tebboune a préféré « divorcer » brutalement avec Ramtane Lamamra d’autant plus que le Président algérien n’a jamais souhaité réellement le retour du diplomate chevronné au sein du gouvernement. Le retour de Ramtane Lamamra aux affaires le 7 juillet 2021 est uniquement l’oeuvre de l’Etat-Major de l’ANP qui avait beaucoup insisté auprès de Tebboune pour confier les clés de la diplomatie algérienne à celui qui fut Commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union africaine de 2008 jusqu’à 2013.

Abdelmadjid Tebboune a été donc forcé de réhabiliter Ramatane Lamamra en juillet 2021. Une décision qu’il semble regretter amèrement aujourd’hui puisque ses conseillers ne cessent de le mettre en garde contre le scénario cauchemardesque d’un « coup de poignard dans le dos » que préparerait Lamamra pour lui succéder au pouvoir à partir de… 2024.

Et pour « neutraliser » son « adversaire » et « futur concurrent », Tebboune a commencé d’ores et déjà à faire le grand ménage au sein de la diplomatie algérienne en s’attaquant aux ambassadeurs et diplomates composant le cercle le plus proche de l’actuel Chef de la diplomatie algérienne.

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C’est dans ce contexte, a pu confirmer Algérie Part au cours de ses investigations, que l’ambassadeur d’Algérie à Washington Ahmed Boutache ait été rappelé discrètement à la fin du mois décembre 2021 par la Présidence algérienne. Abdelmadjid Tebboune et ses conseillers croient savoir que Boutache « travaille » d’abord pour Lamamra avant de servir l’Algérie. Autrement dit, Ahmed Boutache est soupçonné de faire du lobbying à Washington pour promouvoir « la belle image » de son ami et mentor Ramtane Lamamra dans l’espoir d’obtenir le soutien précieux des lobbyistes les plus proches et influents auprès de la Maison Blanche à une éventuelle candidature de Ramtane Lamamra aux prochaines élections présidentielles algériennes.

Selon nos investigations, pour « démolir » Boutache et préparer son remplacement, une enquête a été diligentée discrètement au niveau de l’ambassade d’Algérie à Rome en Italie qui était justement dirigée de 2019 jusqu’à 2021 par….Ahmed Boutache. C’est l’Ex-consul à Milan, puis ambassadeur à Abou Dhabi, Abdelkrim Touahria, un proche de l’entourage de Tebboune, qui a été chargé par le Palais Présidentiel d’El-Mouradia de chercher « des cadavres » dans le placard de Boutache afin de le discréditer définitivement et de le mettre en cause dans des scandales de mauvaise gestion ou de détournements de deniers publics. Il est à signaler que Touharia est l’homme qui a hérité du poste d’Ambassadeur algérien à Rome.

Ces manoeuvres secrètes et indélicates interviennent au moment où Ramtane Lamamra est incapable d’opérer la moindre riposte à cause de l’isolement sanitaire auquel il est soumis depuis plus de 10 jours à la suite d’une infection à la COVID-19, ont certifié enfin nos sources. Ce contexte très sensible au plus haut sommet du pouvoir algérien suscite de nombreuses inquiétudes concernant la stabilité institutionnelle du pays. Cette nouvelle guerre des clans fera des dégâts dangereux sur le précieux équilibre des forces au sein du régime algérien.

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