in ,

Face au Covid-19, la diaspora africaine en quête de services funéraires adaptés

Assurances obsèques, rapatriement des corps, rites musulmans… Les sociétés de pompes funèbres spécialisées se sont multipliées depuis le début de la pandémie.

La mort ? Il n’y pense pas vraiment. Pourtant, depuis plus de deux décennies, Baba Dramé respecte un rituel presque sacré. Chaque trimestre, cet ouvrier de 58 ans se rend dans son ancien foyer à Cergy-Pontoise (Val-d’Oise) pour confier quelques euros à une association destinée à financer ses funérailles et le rapatriement en avion de son corps au Mali, sa terre natale. « On l’appelle “caisse de village”, c’est une assurance obsèques, raconte-t-il. A l’année, elle me coûte une cinquantaine d’euros pour moi et ma famille [femme et enfants]. Nos vieux sages ont instauré ce principe quand ils sont arrivés en France, il y a une cinquantaine d’années. Comme ça, s’il doit nous arriver quelque chose, nos proches sont tranquilles. »

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *