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FINANCEMENT OCCULTE DE LA CAMPAGNE ELECTORALE : Zaâlane pointe du doigt Saïd Bouteflika

HANOUNE, TOUFIK, TARTAG ET SAID : Le procès en appel s’ouvre aujourd’hui
En effet, l’ancien ministre des transports a nié toutes les accusations portées à son encontre, dans l’affaire du « financement de la campagne » du président déchu Abdelaziz Bouteflika. Et il déclare « j’ai reçu un appel téléphonique de la présidence de la République. Et c’était Saïd Bouteflika qui m’avait appelé pour m’informer que le président de la République m’a chargé de diriger la campagne ».
L’ancien ministre des Transport et des Travaux publics, Abdelghani Zaalane a affirmé avoir été chargé par Said Bouteflika, conseiller de l’ex-Président, de diriger la campagne électorale de Abdelaziz Bouteflika, précisant qu’il avait rejoint le siège de la permanence le 5 mars 2019 et était resté jusqu’au 11 mars, date à laquelle M. Bouteflika avait renoncé à se porter candidat.  «Le 5 mars 2019, j’ai été à la direction de permanence. Le jour où le Président s’est rétracté, donc tout a été annulé. Mon travail consistait en la préparation matérielle et non pas financière.
A propos du financement occulte, Zaalane affirme qu’il « n’a ouvert aucun compte à son nom pour la campagne », et qu’il a « présenté un document qui le prouve ». Par ailleurs, le juge a entendu l’ancien ministre de l’Industrie, Mahdjoub Bedda, les hommes d’affaires Hassan Larbaoui, Mazouz Ahmed et Fares Sellal. Le juge a auditionné,  les hommes d’affaires Aboud Achour, les frères Semai et Nemroud outre Mustapha Abdelkrim (cadre au ministère de l’Industrie).
Les accusés ont rejeté toutes les accusations retenues contre eux. Mahdjoub Bedda, ex-ministre de l’Industrie, décrit une situation chaotique du département qu’il a eu à diriger durant deux mois tout en se présentant en tant que victime de l’ancien régime : « J’ai exercé à ce poste moins de deux mois et demi, une période durant laquelle j’ai sévèrement critiqué le système SKD/CKD. À cette époque, j’ai demandé de préparer un nouveau cahier de charges, hélas, on a mis fin à mes fonctions au ministère d’une manière dramatique», a déclaré Mahdjoub Beda aux magistrats.
«La deuxième chose que j’ai faite ayant valu que je sois démis de mes fonctions de ministre est d’avoir mis fin aux fonctions de 13 cadres du ministère en faveur desquels j’ai reçu l’ordre de la présidence de la République en vu de les réintégrer, mais j’ai refusé». Le juge : «Vous aviez signé la décision technique au profit de Hacène Arbaoui de KIA Motors Algérie, alors qu’il n’avait même pas d’agrément.» Bedda conteste et le juge le confronte au document, avant que le prévenu n’explique : «Je n’ai rien accordé, c’est juste une attestation qui prouve que son usine existe et qu’il a des travailleurs.»