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Financements étrangers du Hirak : cinq ambassades dans le collimateur

ALGERIEPATRIOTIQUE– Cinq ambassades sont dans le collimateur des services de sécurité algériens. Ces dernières seraient impliquées dans des financements secrets d’associations et de mouvements liés au Hirak. L’information est rapportée par le quotidien arabophone El-Khabar dans son édition de mercredi. Cette révélation fait suite à l’arrestation de huit personnes, ce mardi, par la police qui a indiqué, dans un communiqué, que les individus interpellés ont reconnu avoir reçu des financements de l’ambassade d’une «grande puissance étrangère» pour l’acquisition d’un matériel destiné à produire un film et imprimer des banderoles et des affiches subversives.

Auparavant, l’ambassadrice de Turquie démentait, au même titre que son homologue français, toute intention d’Ankara d’interférer dans les affaires intérieures de l’Algérie, niant tout soutien au mouvement Rachad à propos duquel le même El-Khabar levait le voile sur une réunion que les animateurs de cette organisation islamiste pro-FIS ont tenue avec des responsables sécuritaires turcs à Istanbul et Antalya.

Les financements étrangers de la subversion en Algérie ne datent pas d’aujourd’hui. Au début des années 1990, le régime wahhabite de Riyad avait mis à la disposition du numéro un du FIS dissous, Abassi Madani, la coquette somme d’un million de dollars. Une somme que l’acolyte d’Ali Benhadj a détournée au profit de ses fils, selon le témoignage de l’ancien membre du conseil consultatif du parti, Ahmed Merani.

Parmi les ambassades suspectées de fournir des fonds à des individus et des entités en Algérie pour maintenir vive la flamme de la protesta, celles des Etats-Unis, du Maroc et du Qatar. L’essentiel des financements dédiés à la déstabilisation des pays qui ne répondent pas aux critères exigés par Washington pour faire partie du club des vassaux émanent d’agences officielles américaines qu’Ahmed Bensaada a évoquées dans un livre excellemment référencé et documenté. Le Maroc entretient, de son côté, un certain nombre de félons réfugiés en Europe, dont un, le capitaine radié des services, Hichem Aboud, a été «rapatrié» par les services de Yassine Mansouri. Il se trouve actuellement à Casablanca d’où il poursuit ses attaques contre l’armée algérienne pour le compte du Makhzen.

Quant au Qatar, après avoir levé le pied au lendemain de sa crise avec ses voisins du Golfe qui l’avaient placé en quarantaine puis réintégré dans le sillage du changement de stratégie opéré par les pétromonarchies, il a repris du service et est revenu à la charge en faisant siennes, à travers la chaîne de propagande Al-Jazeera, les élucubrations de l’ancien indicateur de l’ex-DRS sur l’assassinat des moines de Tibhrine, dans les colonnes du quotidien français Le Figaro. Le Qatar et la Turquie sont les principaux bailleurs de fonds des Frères musulmans et de leurs affidés dans les pays arabes, dont l’Algérie.

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