Le recrutement dans la fonction publique sera désormais très limité. Très peu de postes sont actuellement disponibles alors que seules l’éducation et la santé ne seront pas touchées. C’est ce qu’a annoncé tout récemment le ministre du travail où il indique que » le recrutement dans la fonction publique sera limité mais ne s’arrêtera pas « . Seules l’éducation et la santé ont été épargnées de la politique de l’austérité avec seulement 10.000 poste pour l’éducation et quelques 20.000 autres pour le secteur de la santé publique. L’impact de la chute des revenus des hydrocarbures ayant conduit à la rationalisation du budget de l’Etat se fera d’avantage ressentir sur l’emploi public. Le gouvernement Tebboune qui a acquiescé à cette démarche, ne compte plus revenir en arrière. Seuls les postes vacants par les retraités seront comblés. Et c’est selon les secteurs qui comptent le plus grand nombre de départs. Le secteur des TIC et de la poste aura l’avantage de recruter prés de 4000 nouveaux travailleurs qui remplaceront le déficit laissé par les retraités. La ministre Imene Houda Feraoun a donné son accord favorable aux différentes administrations de laisser la porte ouverte aux recrutements sans passer le quota établi. L’autre besoin urgent est celui de procéder à des recrutements en personnel médical là où des régions n’y sont pas pourvues. Le ministère de la santé a avalisé son plan de bataille pour l’emploi à condition de satisfaire le manque d’effectifs dans les endroits éloignés et nécessitant un personnel médical et paramédical d’urgence. Hormis ces cas, les autres secteurs de l’administration publique sont placés dans l’interdiction de recruter étant donné que la plupart des postes budgétaires n’ont pas été avalisés par le ministère des finances. En effet, il s’agit de reconduire l’instruction de décembre 2015 émanant du Premier ministère qui ordonne à la DG de la fonction publique de suivre s’il y a eu entorse au règlement concernant le recrutement et la fixation aux postes administratifs. Dans ce cas de figure, toute administration quelque soit son statut est tenue à informer sa hiérarchie sur le nombre de ses effectifs et celui des départs en retraite, faute de quoi, les sanctions seront prises à l’égard des responsables qui ont violé ce dispositif. Il ne peut y avoir que » l’affectation de postes budgétaires exceptionnels si les besoins de recrutement s’avèrent cruciaux « . Mais il ne peut y avoir renouvellement de contrats de travail pour ceux qui ont choisi de quitter la fonction publique. Le gouvernement espère que le secteur privé puisse procéder aux recrutements dans les différents domaines. La priorité est accordée à l’industrie, le BTP et les services pour réduire le taux de chômage qui affecte particulièrement les diplômés. Mais sur ce volet, il faudra attendre les résolutions de la prochaine tripartite de septembre.
Farid Larbaoui
Source : tribunelecteurs
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