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Glissement de terrain mortel à Bir Mourad Raïs (Alger) : Le drame de trop …

Le phénomène des glissements de terrains ne cesse d’endeuiller les familles algériennes. Les multiples chantiers ouverts au niveau de la capitale engendrent de plus en plus de catastrophes.

Ainsi, une fois de plus, le quartier de la Concorde, dans la commune de Bir Mourad Raïs, à Alger, a été secoué, dans la soirée de lundi à mardi, par un drame fatidique, causé par un glissement de terrain au niveau d’un chantier de construction. Selon la Protection civile, l’incident a coûté la vie à un garçon âgé d’à peine 10 ans. Selon le directeur de l’information auprès des services de la Protection civile de la wilaya d’Alger, l’enfant et un quadragénaire ont été retirés des décombres mais ce dernier se trouve également dans un état critique après l’avoir orienté vers les services d’urgence de l’hôpital universitaire Mustapha Bacha. Dans une déclaration à l’agence de presse nationale, le lieutenant de la Protection civile, Khaled Bekhalfallah a souligné que l’accident survenu lundi soir vers 20h13m a entrainé 5 victimes âgées entre 3 ans et 45 ans (y compris l’enfant décédé). Trois parmi les victimes ont été transportées par les citoyens vers la clinique de Bir Mourad Rais où elles ont reçu les soins nécessaires.
Ce drame qui n’est pas le premier du genre a suscité la colère des habitants du quartier. Nombreux sont ceux qui se sont interrogés si cet incident est le fait des aléas du temps ou plutôt un fait qui incombe à l’inconscience et à l’inertie des responsables locaux ? Une chose est sûre, les habitants de la commune refusent catégoriquement d’assimiler ces circonstances à un simple fait de la nature. D’ailleurs, peu de temps après le drame, des jeunes en colère ont violemment affronté les forces de l’ordre. Excédés, ces jeunes du quartier, ont brûlé deux camions appartenant au promoteur immobilier et procédé à la fermeture de la route, ce qui a provoqué une intervention des forces antiémeutes. Des échauffourées ont opposé les deux parties durant une bonne partie de la nuit. Selon eux, ils ont adressé au P/APC de Bir Mourad Rais plusieurs requêtes en vue d’arrêter le projet, mais hélas, leur démarche n’a pas abouti à obtenir gain de cause.

Le P/APC accuse le promoteur
S’expliquant à ce sujet, le président de l’APC de Bir Mourad Rais a indiqué dans une déclaration à la presse que « le promoteur est titulaire d’un permis de construire mais n’a pas respecté les mises en demeure qui lui ont été adressées concernant les mesures de prévention à l’effet d’éviter l’effondrement ». Les citoyens qui ont accouru sur le lieu du drame décrivent des scènes dignes des films hollywoodiens.
Des vidéos et des photos de l’accident se sont vite propagés sur le Net quelques instants après sa survenue. Il convient de rappeler que le drame n’est pas le premier du genre. Au mois de janvier dernier, un glissement de terrain dans le quartier de Sidi-Yahia, non loin du quartier de la Concorde, a causé l’effondrement partiel d’une bâtisse.
Le bilan a fait état de trois morts dont un ressortissant africain. Selon les explications de la Protection civile, l’éboulement a été causé par des travaux effectués par une entreprise privée pour le compte d’un particulier au niveau de la rue 34 Pointe-des-Pins dans le quartier de Sidi-Yahia, commune d’Hydra. Le drame pouvait-il être évité ? Sans doute oui, pour les habitants qui déplorent que les pouvoirs publics n’ont pas tiré les leçons des anciens drames. Mais pour l’heure, il faudrait attendre que les experts rendent leurs rapports sur l’incident. Seuls les résultats de l’enquête peuvent déterminer les responsabilités de chacun dans ce drame.
Lamia Boufassa

Le procureur de la République ordonne l’ouverture d’une enquête « approfondie »
Le procureur de la République près le tribunal de Bir-Mourad-Raïs a indiqué, mardi dans un communiqué, avoir ordonné l’ouverture d’une enquête « approfondie » suite au glissement de terrain qui s’est produit, lundi soir, au quartier Sidi-Yahia (Alger), afin d’en déterminer les causes, et présenter les responsables devant la justice. Un enfant de 10 ans est décédé dans cet incident tragique, et cinq autres personnes, âgées entre 3 et 45 ans, ont été blessées. Trois de ces victimes avaient été immédiatement évacuées par des citoyens à la polyclinique de Bir-Mourad-Raïs où ils ont reçu les premiers soins.

Source : lecourrier-dalgerie

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