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Grève dans l’éducation : Ghlamallah désavoue «l’intrusion» d’Ali Aya

Le président du Haut Conseil Islamique (HCI) Bouabdallah Ghlamallah a tiré, sans le nommer, sur l’imam Ali Aya qui prétend pouvoir régler le conflit de l’éducation nationale en proposant sa médiation avec les syndicats.

Lors de son passage au forum du journal El Moudjahid,  M. Ghlamallah a désavoué publiquement l’imam de la mosquée El Kabir d’Alger, estimant qu’il n’est pas dans le rôle d’un imam de substituer aux institutions de l’Etat et qu’il doit s’occuper de sa tache.

«Un imam  quel qu’il soit n’a pas le droit de s’immiscer dans ce genre d’affaires, il doit se contenter de faire le travail pour le quel il est payé», s’est emporté le président du Haut Conseil Islamique, visiblement contrarié  par cette intrusion de l’imam de l’ex FIS dans une affaire qui ne le concerne pas.

 Pour rappel, Ali Aya, a été reçu à sa demande part la ministre de l’éducation, Mme Benghebrit, et lui a proposé sa médiation pour amener les syndicats autonomes à renoncer à leurs mouvements de protestation. 

Ce tête-tête inédit qui a choqué l’opinion publique, a fait les choux gras des médias qui ont largement dénoncé l’initiative du cheikh qui a poussé l’outrecuidance jusqu’à se substituer aux institutions de l’Etat en voulant ramener insidieusement le conflit  du secteur de l’éducation sur le terrain de la religion.

 Mal lui en pris, la ministre a gentiment rejeté son offre de service  en lui faisant savoir que la justice a tranché sur l’illégalité de la grève du Cnapeste et qu’elle n’avait pas besoin de sa fatwa pour la décréter  licite ou illicite.

Dans le même ordre d’idées, Bouabdallah Ghlamallah en a profité pour démentir les propos qui lui ont été prêtés et selon lesquels son institution aurait émis une fatwa considérant comme «Haram» (illicite) la grève des syndicats

. «Le HCI et moi-même n’avons jamais émis une quelconque fatwa à ce sujet. Nous ne pouvons prononcer de fatwa que si l’on est saisi officiellement par les autorités», rectifie l’ex ministre des affaires religieuses.  Voilà qui a le mérite d’être clair.

Source : Algerie1

Algerie1

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