GRÈVE DES ENSEIGNANTS DE L’ÉDUCATION : «Un taux de participation de 65,31%»

L’intersyndicale de l’Éducation qui organise, depuis hier, une grève de deux jours, a avancé un taux de suivi de 65,31% à l’Échelle nationale. Tout en se félicitant de cette forte mobilisation, l’intersyndicale n’a pas manqué de dénoncer les entraves et les tentatives d’intimidation du ministère, afin de casser le mouvement.
Selon le collectif des sydnicats autonomes de l’Éducation, les fonctionnaires du secteur ont répondu cette fois massivement à l’appel de grève contrairement à celle organisée le 21 janvier dernier, et ce, malgré les mesures d’intimidation et de chantage prises par la tutelle. Ainsi le taux de suivi a atteint, au niveau national, les 65,31%.
Dans certaines wilayas à l’instar de Tlemcen, Ouargla, Boumerdès, et Alger- Ouest, ce taux a dépassé les 75%, a-t-on souligné. Contacté à ce propos, le secrétaire général du SATEF, Boualem Amoura, a estimé que l’appel à la grève des 26 et 27 février a eu plus d’écho puisque ce sont six syndicats qui l’organisent au lieu de cinq. Mais pas que. Selon lui, ce sont les menaces exercées par le ministère à travers les directeurs de l’éducation, les chefs d’établissements non grévistes et les inspecteurs, qui ont fait réagir les enseignants et les autres corps du secteur les poussant à la contestation. Amoura a, d’autre part, dénoncé la directive portant sur la notation des établissements ayant connu une forte participation et l’application de sanction contre leur chefs d’établissements. «Dans certaines wilayas, les directeurs non-grévistes ont demandé aux fonctionnaires grévistes la photo- copie de leurs cartes d’adhérents et leurs numéros de CCP pour leur rappeler qu’il y aura des ponctions sur salaire», a révélé encore, le SG du Satef.
Et d’ajouter : «dans certaines wilayas, il a été demandé aux inspecteurs formateurs de ne pas faire de formation pour aller vers les établissements, afin de garder les élèves pour qu’ils ne sortent pas».
Plus grave, Boualem Amoura a fait savoir qu’à Aïn-Defla, des affrontements entre l’administration et les élèves auraient éclaté parce qu’on voulait garder ces derniers de force dans les établissements. Selon Amoura, la tutelle a pris des décisions sans mesurer les conséquences que cela pourrait provoquer. Pour ce qui est du mouvement de changement ayant touché le corps des secrétaires généraux dans les directions de l’Éducation, opérés ces derniers jours par la tutelle, le syndicaliste pense que ceci aurait un lien avec le mouvement de grève annoncée par l’intersyndicale.
Ania Nait Chalal

Concours de promotion aux grades supérieurs
La deuxième session organisée le 16 mars prochain

La ministre de l’Éducation nationale, Nouria Benghabrit, a annoncé, hier sur sa page facebook, la date de l’organisation de la deuxième session du concours de promotion aux grades pour le poste de professeur formateur et professeur principal dans les trois cycles éducatifs. Benghabrit a précisé que les candidats recalés, lors du premier examen tenu le 15 janvier dernier, pourront le repasser le 16 mars prochain. À noter que près de 32 000 enseignants parmi 74 638 enseignants candidats avaient réussi les examens de la première session. Le nombre de postes à pourvoir pour cette seconde session n’a toutefois pas été communiqué par la ministre.
Ania Nch

Source : lecourrier-dalgerie

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