Grève des techniciens de maintenance avions à Air Algérie : La CSA dénonce le licenciement abusif des travailleurs

La Confédération des syndicats algériens (CSA), qui réitère son attachement à défendre les droits des travailleurs, dénonce le limogeage abusif des techniciens de maintenance avions ayant observé un mouvement de grève le mois de novembre dernier. Tout en revendiquant le respect des libertés syndicales, l’organisation a appelé à leur réintégration.
La CSA, fraîchement constituée, et qui regroupe 13 formations syndicales de différents secteurs de la fonction publique, déplore la situation actuelle du travailleur algérien qui «souffre» de l’effondrement du pouvoir d’achat et de la dévaluation du dinar, ainsi que des tentatives d’atteinte aux transferts sociaux et à la politique de subvention des différents produits de consommation. La même organisation déplore également la violation «flagrante» des libertés syndicales et l’adoption d’une politique de resserrement et de répression de tous les mouvements revendicatifs, à l’instar des arrestations qui ont touché de nombreux syndicalistes et leurs représentants dans différents secteurs, dont l’arrestation de 13 techniciens de la maintenance avions à Air Algérie, à Alger et à Oran. Suite à cette atmosphère qui prédit « une explosion sociale », a-t-on dit dans un communiqué rendu public, le bureau de la Confédération s’est réuni le 2 décembre dernier au siège de l’UNPEF à Alger, pour étudier la situation générale, notamment celle des syndicats, et parachever les dernières retouches du dossier d’enregistrement de la Confédération qui devra être déposé auprès du ministère du travail. à cette occasion, l’organisation affirme qu’elle adopte une politique de dialogue et de négociation collective sérieuse comme option stratégique pour résoudre les problèmes soulevés, et appelle à une volonté politique interactive en rejetant les dialogues de situation qui n’offrent pas de solutions efficaces. Elle a également exprimé son refus à l’arrêt arbitraire des techniciens de la maintenance et tous les syndicalistes et leurs représentants dans d’autres secteurs (postes et télécommunications, enseignement supérieur et recherche scientifique, Sonelgaz…) et demande instamment qu’ils soient réintégrés dans leurs postes. La Confédération condamne, d’autre part, le silence du gouvernement face à la politique de restriction de la liberté d’expression, à l’exercice des actions syndicales, au droit de grève, au licenciement et à la destitution de syndicalistes et à leurs activités, condamne l’adoption d’une politique de l’emploi fragile et l’abandon progressif de l’État social en renforçant la minorité riche, aboutissant à l’élimination définitive de la classe moyenne. Enfin, elle réitère son attachement aux revendications contenues dans les dossiers à savoir l’annulation de la loi sur la retraite, la protection du pouvoir d’achat et des libertés syndicales, et la concertation des travailleurs dans la mise en œuvre du nouveau code du travail.
Ania Nait Chalal

Source : lecourrier-dalgerie

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