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Grogne des opérateurs économiques

Ce conclave est venu à point nommé pour résoudre un crucial problème de gestion interne en raison d’un manque de confiance entre les gestionnaires des zones industrielles et les opérateurs économiques.
Placée sous le haut patronage de Mme la wali, une rencontre-débat s’est déroulée mardi dernier au niveau du complexe culturel de Aïn Témouchent ayant regroupé un grand nombre d’opérateurs économiques qui activent au niveau des zones industrielles et des zones d’activité implantées à travers la wilaya. Présidée par M. Aïd Amine, le PDG de la société par actions Divindus-Zones industrielles, une entité née le 1er mars à la suite d’une fusion-adsorption des ex-sociétés de gestion immobilière (SGI) avec la création de quatre directions régionales en remplacement des quatre pôles issus des ex-SGP-zones industrielles en plus de la création de 53 unités de gestion des zones industrielles et des zones d’activité, cette rencontre, la 10e du genre sur les 36 programmées, a été une occasion pour les opérateurs présents d’étaler leurs préoccupations et les nombreux problèmes dont ils font face. Ces derniers ont profité de la présence des directeurs de wilaya concernés à l’image du directeur de l’industrie et des mines et du directeur des travaux publics pour les interpeller sur certaines préoccupations. Il va sans dire que ce conclave est venu à point nommé pour résoudre d’abord un crucial problème de gestion interne en raison d’un manque de confiance entre les gestionnaires des zones industrielles et les opérateurs économiques qui a influé négativement sur la bonne marche de ces zones et par ricochet qui a ralenti le développement économique. Cette absence de concertation entre les deux parties couvait depuis plus d’une décennie, aggravée par les nombreux terrains abandonnés par leurs propriétaires au sein des zones. Une situation qui n’a pas favorisé le monde industriel dans la wilaya de Aïn Témouchent. ‘‘Ce genre de rencontres vise à apporter un plus dans l’amélioration de la gestion des zones industrielles et d’impliquer l’opérateur économique pour qu’il puisse participer à la gestion de la zone et élaborer ensemble le budget prévisionnel des zones industrielles et des zones d’activité sur le territoire national. L’objectif de ces rencontres est d’améliorer le mode de gestion et d’offrir les conditions nécessaires favorables pour une meilleure gestion des zones industrielles avec comme toile de fond le développement de l’économie nationale’’, nous dira M. Aïd Amine. Justement, parmi les missions de Divindus-Zones industrielles figurent la gestion des réseaux et des espaces communs des zones industrielles et zones d’activité, l’organisation et la mise en œuvre de l’assistance mutuelle ainsi que le respect des exigences et des prescriptions de sécurité en relation avec les services et organismes concernés ainsi que la contractualisation des relations avec les opérateurs économiques implantés dans ces zones. Les débats ont donné lieu à des interventions qui ont été axées exclusivement sur les problèmes liés aux réseaux et autres équipements qui font défaut au sein des zones tels l’absence d’éclairage, l’insécurité, la présence de chiens errants, etc. De son côté M. Si Chaïb Saïd, directeur des travaux publics, nous a confié en aparté que son secteur vient de consacrer une enveloppe de 1,5 milliard pour lancer les études à travers plusieurs zones d’activité dont celles de Aïn Bessal dans la commune Émir-Abdelkader et de Chentouf, et ce, en plus d’une enveloppe estimée à 4,5 milliards destinée à l’aménagement de la zone d’activité de Chabat El-Leham. Lors de son intervention, M. Belkacem Gasmia, directeur de l’industrie et des mines de la wilaya représentant de Mme la wali, a indiqué que 56 projets d’aménagement qui ont fait l’objet d’une étude et inscrits depuis 2014 au niveau des zones d’activité dont celles d’Aoubellil et de Hassasna ont été gelés. Abordant le point relatif aux terrains abandonnés, le DMI a souligné qu’une commission a été installée par Mme la wali et que des mesures ont été prises pour la récupération de ces terrains par le biais de la justice conformément aux instructions des autorités centrales.

M. LARADJ

Source : liberte-algerie

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