GRÈVE DES ÉTUDIANTS DANS LES UNIVERSITÉSMenace d’une année blanche

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Les étudiants et les enseignants ne savent plus si les cours reprendront

Les travaux au niveau des campus universitaire dans l’ensemble des wilayas du pays sont interrompus en raison des grèves illimitées.

L’incertitude s’installe. Le spectre d’une année blanche s’établit sérieusement. En raison de la crise politique et du climat tendu, les étudiants ont tourné le dos aux bancs de l’université. Cette situation assez critique, bascule les étudiants vers un avenir incertain, dont une année blanche les menace. Depuis le 22 février dernier, les universités sont perturbées et les cours sont suspendus. Les travaux au niveau des campus universitaires dans l’ensemble des wilayas du pays sont interrompus, en raison des grèves illimitées. Ce qui complique la situation davantage, est le fait que tout se passe dans l’anarchie. Les grèves illimitées ne sont pas déclarées réellement, et certains enseignants assurent, toutefois, leurs cours normalement durant les jours de semaine, sauf le mardi. Face à cette situation, les étudiants et les enseignants ne savent plus si les cours reprendront ou pas. Dans les différentes facultés, faute de cours et d’entretien dans l’amphithéâtre, les bancs sont couverts de poussière. Telles sont les conséquences de cette grève anarchique.Les étudiants, qui, depuis le début du soulèvement populaire ont été au premier rang de la mobilisation, s’impliquent directement dans la contestation. Mais cet engagement politique peut leur coûter très cher. Résultat: un retard immense est enregistré dans l’avancement du programme annuel, des cours universitaires… Ce retard les pénalise tous. Selon nos informations, la majorité des départements universitaires enregistre un retard «démesuré». On note dans ce sens, que les dates des rattrapages du premier semestre ont été retardées de quelques jours, celles des examens du deuxième semestre sont, jusqu’à présent, dans la majorité des départements universitaires, renvoyées à des dates ultérieures et indéterminées. Si la plupart des facultés n’ont pas encore communiqué, l’université des sciences et de la technologie Houari-Boumediene (Usthb) vient d’expliquer dans un communiqué que les enseignants ont consolidé un vote à la grève dimanche 21 avril, pour soutenir les revendications légitimes du mouvement populaire. «Les enseignants et enseignantes de l’Usthb sont solidaires avec leurs étudiants et respectent et respecteront les décisions qu’ils prendront après la consolidation de leur vote, les samedi 27 et dimanche 28 avril», avaient indiqué les enseignants qui ont tenu une assemblée générale le 26 avril. Ajoutant, dans ce même sillage, qu’ils condamnent et dénoncent les intimidations envers leurs étudiants par certains responsables administratifs et certains enseignants. Dans un autre chapitre, les mêmes enseignants avaient annoncé la tenue d’un rassemblement au niveau du piquet de grève en face de la faculté de biologie, vers 9 heures et la tenue d’une autre assemblée générale à 10 heures., On rappelle que, depuis le 22 février, les étudiants, se sont impliqués directement en s’engageant et observant, chaque mardi, des rassemblements au niveau de toutes les wilayas du pays. La communauté universitaire est actuellement le maillon fort du soulèvement populaire, et la pression qu’initient les étudiants algériens impressionne l’Algérie…

Source : lexpressiondz.com

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