Hausse soutenue du prix de l’or noir : Le Brent enregistrait hier le seuil des 60 dollars

Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mars, a enregistré un bond de 2%, pour se stabiliser, hier, à midi, sur le marché européen à 59,9 dollars et le WTI américain a gagné de son côté, 2,2% atteignant ainsi la barre des 50,9 dollars.
étant étroitement liée à l’intensité de la cadence de l’activité économique mondiale, la demande de brut n’échappe pas, faut-il le rappeler, à l’impact de la dégradation des perspectives macroéconomiques et les négociations commerciales annoncées entre la Chine et les états-Unis ont certes suscité de l’optimisme, sans écarter pour autant les scénarios conjoncturels intégrant une véritable «guerre commerciale» qui pourraient s’accentuer. Le cartel pétrolier, comptant les membres de l’OPEP et leurs partenaires, signataires de l’Accord de réduction des niveaux de production de l’or noir, pour le maintien, dans la durée, l’équilibrage entre l’offre abondante du pétrole et la demande, permettant le maintien d’un prix «acceptable » du baril de pétrole, ont procédé, lors de leur réunion à Vienne, à réduire, de 1,3 million de baril/jour, de leur production, qui est en vigueur depuis le début du mois courant.
Les prix du pétrole grimpaient à nouveau hier, dans un marché rassuré, notamment par les efforts de l’Opep et ses partenaires, dont la Russie, pour limiter la production, à l’origine aussi du recul des craintes sur la demande.
Les producteurs, signataires de l’Accord précité, ont limité leurs extractions, comme ils l’avaient promis, à Vienne, début décembre dernier, décision en vigueur, dès le début du mois courant et les investisseurs ont été de plus en plus optimistes sur la demande, en raison aussi des négociations commerciales entre Pékin et Washington. alors que les cours de l’or noir avaient enregistré une chute, fin de l’année dernière, pour atteindre, rappelons-le, leur plus bas niveau en un an et demi, avec les 49,93 dollars pour le Brent et à 42,36 dollars pour le WTI, pour repartir à la hausse, janvier 2019, profitant depuis le début de la semaine, des négociations entre la Chine et les états-Unis, alors que les tensions commerciales menaçaient auparavant de peser sur l’économie mondiale en 2019 et les perspectives d’une croissance mondiale forte qui s’accompagne d’une demande de carburant soutenue et la hausse du prix de l’or noir a également été alimentée par la baisse de la production de l’Opep et ses partenaires, décidée en décembre dernier. La référence américaine, le WTI en l’occurrence, a, pour sa part, passé, hier, le cap des 50 dollars le baril en cours d’échanges asiatiques.
Karima B.

Source : lecourrier-dalgerie

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