IL ANNONCE UNE LUTTE IMPLACABLE CONTRE LA CORRUPTIONLes “dossiers lourds” de Gaïd Salah

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le vice-ministre de la Défense nationale

Le Chef d’état-major de l’armée en visite à la 5e Région militaire, s’est prononcé encore une fois sur la situation qui prévaut actuellement dans le pays.

Il revient sur le dossier de la corruption, de la justice, mais aussi sur le soutien de l’armée aux revendications du peuple. Gaïd Salah a révélé détenir de lourds dossiers de corruption, qualifiant d’opportunistes et d’arrivistes ces nouveaux riches. Réitérant que le Haut Commandement de l’armée veille à l’accompagnement de la justice dans l’accomplissement de ses missions, loin de toute démarche sélective et conjoncturelle. «Je voudrais indiquer que les services du ministère de la Défense nationale détiennent des informations avérées concernant plusieurs dossiers lourds de corruption, dont je me suis enquis personnellement.» Ces dossiers, affirme encore le vice-ministre de la Défense nationale, dévoilent «des faits de spoliation des fonds publics avec des chiffres et des montants faramineux». Il a souligné que «l’armée assumera sa responsabilité face à l’Histoire» et cette opération qui n’est qu’à ses débuts se déroulera, selon le chef d’état- major, «loin de toute démarche sélective et conjoncturelle, sans exclure aucun dossier et en se gardant de toutes mesures arbitraires ou de règlement de comptes. Nous insistons également sur la nécessité d’éviter tout retard dans le traitement de ces dossiers, sous le prétexte de révision des procédures légales, laquelle requiert beaucoup de temps, ce qui donne la possibilité à certains d’échapper à la justice». Pour le vice-ministre de la Défense «l’armée a été le précurseur dans ce domaine en présentant de hauts cadres militaires par-devant la justice militaire, à savoir les anciens commandants des 1ère, 2e et 4e RM et de la Gendarmerie nationale et l’ancien directeur des Services financiers, dont l’implication dans des affaires de corruption a été confirmée par des preuves tangibles». Dans le deuxième volet de son intervention en présence des haut cadres et le personnel de l’ANP à Biskra où il avait assisté à un exercice, le général de corps d’armée a mis l’accent sur l’attachement de l’Armée nationale populaire à la voie constitutionnelle, qui exige de réunir les conditions appropriées pour l’organisation de l’élection présidentielle dans les meilleurs délais possibles, dans la mesure où elle constitue la solution idoine pour sortir de la crise. A ce propos il affirme, «l’attachement profond du Commandement de l’Armée nationale populaire à la Constitution, cautionnée par le peuple à travers ses représentants au Parlement». En tout cas la position de l’ANP, ajoute le général de corps d’armée est une «position de principe et est un signe manifeste et constant de la détermination de l’institution militaire à ne pas s’écarter de la voie constitutionnelle, quelles que soient les conditions et les circonstances, et quiconque prétend le contraire fait preuve d’ingratitude envers l’Armée et ses positions de principe constantes, en particulier ces arrivistes qui ont profité des richesses du pays à bien des égards et veulent aujourd’hui donner des leçons à l’Armée nationale populaire et son Commandement». Dans cette optique, et dans le respect de la Constitution et des institutions de l’Etat, il nous incombe d’oeuvrer à réunir les conditions idoines pour l’organisation de l’élection présidentielle le plus tôt possible, du fait qu’elle constitue la solution idéale pour sortir de la crise, faire face à toutes les menaces et dangers qui guettent notre pays et déjouer les desseins hostiles visant à nous mener vers le vide constitutionnel et entraîner le pays dans les spirales de l’anarchie et la déstabilisation. Pour lui «Ce mécanisme constitutionnel permettra d’élire un président de la République ayant la légitimité et les prérogatives pour concrétiser le reste des revendications populaires légitimes et constitue la règle de base pour que notre pays reprenne le cours du développement et de l’édification.» Il accuse «j’ai affirmé dans une rencontre antérieure que nous étions en cours de démantèlement des bombes à retardement que le peuple algérien sait pertinemment qui les a plantées au sein de toutes les institutions de l’Etat, et que cette crise, dont nous n’avions guère besoin, a été inventée dans le but de semer les graines de la déstabilisation en Algérie, en créant un environnement propice au vide constitutionnel».

Source : lexpressiondz.com

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