IL APPELLE À UNE RENCONTRE NATIONALELe pacte que veut le FFS

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IL APPELLE À UNE RENCONTRE NATIONALELe pacte que veut le FFSLe FFS a déterré le plan de transition

Si le FFS, jusque-là intraitable s’est résolu à accepter l’arbitrage de l’armée pour accompagner la transition, c’est que la crise que traverse le pays est profonde.

Il faut explorer toutes les pistes et user de tous les moyens pacifiques possibles pour épargner au pays de sombrer dans le chaos. C’est dans cette perspective, que le FFS a lancé, hier, un appel à toute la classe politique sans exception aucune pour se mettre autour d’une table et débattre sans préalable. «On doit nous rencontrer, nous asseoir autour d’une même table, exposer toutes les propositions et sortir avec un pacte politique solide», a affirmé, hier, le premier secrétaire du FFS, Hakim Belahcel. «Nous devons mettre de côté nos sensibilités, nos égo, de même que toutes ces histoires de leadership» a ajouté Belahcel. La nouveauté dans cette initiative du plus vieux parti d’opposition est qu’il s’adresse à l’armée en sa qualité d’institution de la République pour accompagner cette transition tant recherchée. «Une fois tous les partis et les acteurs de la société civile réunis, et se sont mis d’accord on dégagera un pacte solide. C’est avec ce pacte que nous allons nous adresser à l’armée pour qu’elle accompagne la transition», a souligné Belahcel insistant qu’«il s’agira pour l’institution militaire d’accompagner et non de la régenter comme l’auraient souhaité certains».
Le 31 mars dernier, le FFS a déterré le plan de transition politique ficelé par feu Hocine Ait Ahmed en 2004. Le plan en question a été revu, corrigé et adapté à la situation actuelle que traverse le pays. «Nous sommes un parti responsable qui ne se défait pas de son devoir de proposer des alternatives pour trouver une issue à la crise, même si le pouvoir a fermé toutes les issues», a affirmé le premier secrétaire du FFS, Hakim Belahcel.
Mais cette fois-ci, le parti semble adapter ses projections aux réalités du terrain. Si le FFS jusque-là intraitable s’est résolu à accepter l’arbitrage de l’armée, s’il a concédé une phase de transition sans évoquer la constituante qui lui est particulièrement chère, c’est qu’il a les arguments de sa nouvelle démarche.
D’abord parce que la crise que traverse le pays est d’une extrême gravité. Ensuite, le pouvoir est à la dérive et enfin les partis politiques sont disloqués. Laminé, le régime de Bouteflika, complètement évacué de la scène politique ou miné de l’intérieur, il est aujourd’hui difficile de prétendre rassembler toute la classe politique. La seule planche de salut reste l’armée pour sauver l’Etat et pour garantir la transition vers la IIe République. Car la transition politique devient le défi le plus important pour l’Algérie. Faut-il craindre alors l’armée? Depuis ces 20 dernières années l’institution militaire a beaucoup changé. Ses ambitions politiques et ses prétentions à moderniser seule la société ont été réduites après l’échec d’un modèle qu’elle a contribué à mettre en place depuis l’indépendance du pays en 1962.
Le chef d’état-major ne cesse de répéter que l’armée n’a d’autre objectif que celui de se limiter à son rôle constitutionnel. En réalité, il ne peut en être autrement car dans une République, l’institution militaire s’occupe de la défense du territoire et de la sécurité des citoyens. S’impliquer dans le champ politique est synonyme d’une dérive dont les conséquences pourront être fâcheuses sur la stabilité des institutions. Les exemples sont légion dans les pays africains où les armées régentent la vie politique.
Cela d’une part et d’autre part, il y a désormais un acteur majeur à prendre en considération à côté des partis et de l’institution militaire.
La rue est devenue un acteur incontournable dans la vie politique nationale. Le sursaut démocratique de la rue leur offre une opportunité importante de se ressaisir et d’opérer une mutation. Une nouvelle société civile est en train de se construire. Depuis ces deux dernières semaines, il semble jaillir de dynamique un certain consensus, du moins on en a une esquisse. Il y a en effet une série de propositions de sortie de crise et le plus important c’est que toutes ces propositions ont un dénominateur commun: l’institution militaire sera garante du déroulement, en toute sécurité et sérénité, de la période de transition.

Source : lexpressiondz.com

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