Il n’y a plus que les morts qui partent en Algérie : Le cri de colère des Algériens bloqués en France

Algerie expat – La réduction du nombre de vols au départ de la France vers l’Algérie, empêche de nombreux Algériens de rentrer au pays.  Air Algérie n’arrive plus à satisfaire l’énorme demande sur les billets d’avion. Bien que les frontières soient partiellement ouvertes depuis juin, les expatriés algériens désespèrent de trouver une place à destination d’Algérie.   

Il n’y a plus que les morts qui partent en Algérie, résume une algérienne établie à Nièvre, bloquée en France cet été en raison du manque de liaisons aériennes. Selon des témoignages rapportés par Le journal Du Centre, les expatriés algériens en France,  se désolent de la rareté des vols pour rejoindre leurs familles.

Les réservations sur les quelques vols spéciaux d’Air Algérie relève d’une mission impossible. Le site de la compagnie est tout le temps, saturé.    Les internautes tombent souvent, sur un message d’erreur au moment de commander un billet d’avion.

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Des vols extrêmement rares et extrêmement chers

Leïla Sabri qui a recherché, sans trop y croire, un vol pour septembre à destination de Tlemcen, guette la moindre information sur l’ouverture d’un vol qui pourrait l’emmener en Algérie. Elle n’a d’autre solution que de rester face à son micro, ou connectée à son téléphone, à actualiser sans cesse les pages des compagnies aériennes et des comparateurs en ligne.

Bien que l’espace aérien soit partiellement ouvert depuis juin, les vols à destination de l’Algérie se font extrêmement rares et extrêmement chers. « Certains ont déboursé jusqu’à 1.300 euros avec Air France », indique Leïla Sabri.

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Des dépouilles qui partent seules

Durant cette crise sanitaire, beaucoup d’expatriés algériens ont vu s’envoler les cercueils de proches décédés en France pour être inhumé dans leur pays d’origine. C’est le cas de Lila âgée de 61 ans qui a perdu son mari. Le corps de ce dernier est parti par avion vers Cherchell, à l’ouest d’Alger, où il est inhumé. Lila n’a pu accompagner son époux dans ce dernier voyage. « C’est un véritable déchirement », soupire-t-elle, avec déchirement.

Pour Yasmina Boulouza, nièce de cœur de Lila, il est incompréhensible que les frontières soient ainsi verrouillées. « Il ne s’agit pas de tourisme. Si pour la plupart, on a la double nationalité, c’est justement pour pouvoir partir en cas d’urgence, » s’indigne-t-elle.

 

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