IL PROCLAME SA CANDIDATURE À LA MAGISTRATURE SUPRÊME : Bouteflika dit oui pour la continuité !

Ça y est ! La messe est dite ! Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, sera bel et bien candidat à la Présidentielle prévue le 18 avril prochain.

La décision du chef de l’État intervient, hier, soit au lendemain de l’appel à la continuité officialisé par le FLN et ses militants, lors d’un grand show organisé à la coupole du Complexe olympique Mohamed-Boudiaf d’Alger. Auparavant, chacun des partis de l’Alliance présidentielle a fait part de son vœu de voir le chef de l’État briguer un cinquième mandat, avant que le quatuor FLN-RND-TAJ-MPA ne lui emboite le pas, pour inviter Bouteflika, d’une voix à l’unisson, à rempiler pour poursuivre sa mission à la tête de l’État. Désormais candidat à sa propre succession, et dans un long message adressé au peuple et repris hier, par l’APS, Bouteflika ne s’est pas précipité à proclamer sa candidature. Pas avant de prendre du recul, remonter jusqu’aux débuts de ses rênes à la tête de l’État, ses mandats successifs pour évoquer son état de santé. «Je n’ai plus les mêmes forces physiques qu’avant, chose que je n’ai jamais occultée à notre peuple, mais la volonté inébranlable de servir la Patrie ne m’a jamais quitté et elle me permet de transcender les contraintes liées aux ennuis de santé auxquels chacun peut être un jour confronté», dit le Président comme pour renvoyer à un appel de la Patrie avant tout, et de là, revenir pour répondre favorable à celui des partisans de la continuité.
Sa candidature, en effet, il l’annonce à la fin du texte, après avoir revenu longuement sur son bilan, où le Président fait cas des grands dossiers auxquels il s’est attaqué, pour ne citer que le premier chantier, qu’est la Réconciliation nationale comme salut à la décennie noire du terrorisme. Les réalisations sur le plan infrastructurel aussi, impliquant des projets à portée économique et sociale, les réformes structurelles de l’État, la révision de la Constitution…en sont des registres sur lesquels s’est attardé le chef de l’État avant d’annoncer sa candidature.
«Tel est donc le message que j’ai tenu à vous transmettre aujourd’hui, à la fois pour vous annoncer ma candidature à l’élection présidentielle du mois d’avril prochain, mais aussi pour vous faire part de mon intention sincère d’associer toutes les forces nationales, politiques, économiques, associatives et syndicales à la poursuite de la construction de notre démocratie», annonce le Président dans son message, qui ouvrira désormais la voie devant les partis de l’Alliance qui n’attendent que le feu vert pour lancer la campagne électorale sur le chemin de la Continuité.
D’ores et déjà, le candidat Bouteflika renvoie à l’après-Présidentielle pour s’engager à mener des réformes, qui pourrait même toucher à la Constitution, histoire de parachever les chantiers en cours. Pour finir, le chef de l’État promet, s’il viendrait à être élu, d’organiser une Conférence nationale, à laquelle prendront part toutes les forces vives du pays, à l’issue de laquelle un consensus sera dégagé autour d’une feuille de route.
Farid Guellil

CAMPAGNE PRÉSIDENTIELLE DE BOUTEFLIKA
Sellal à la direction et Benyounès à la communication
Le nom de l’ex-premier ministre, Abdelmalek Sellal, est revenu avec insistance ces derniers jours quant à sa nomination à la tête du directoire de campagne présidentielle de Bouteflika. Candidat à sa propre succession, le Président venait de le confirmer à la même mission qu’il avait assurée à la Présidentielle de 2014, a-t-on appris de l’APS. Le nom du chef du MPA, Amara Benyounès, figure également dans le staff de campagne. Membre de l’Alliance présidentielle, l’ex-ministre du Commerce hérite quant à lui la charge de la communication.
F. G.

CONSEIL CONSTITUTIONNEL
Bélaïz succède au défunt Medelci
Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a désigné hier, Tayeb Belaïz, à la tête du Conseil constitutionnel, en remplacement du défunt Mourad Medelci. Cette nomination intervient conformément à l’article 183 de la Constitution de 2016 qui stipule que « Le président de la République désigne, pour un mandat unique de 8 ans le président et le vice-président du Conseil constitutionnel ». Bélaïz avait occupé déjà ce poste avant d’être nommé, entre 2013 à 2015, ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales. Né le 21 août 1948 à Maghnia (Tlemcen), M. Bélaïz a débuté sa carrière professionnelle au sein des services extérieurs du ministère de l’Intérieur, avant de rejoindre le secteur de la justice en occupant d’abord le poste de magistrat pendant 25 ans, puis celui de président de la Cour d’Oran et de Sidi Bel Abbès ainsi que celui de conseiller à la Cour suprême. En 2002, M. Bélaïz est nommé ministre de l’Emploi et de la Solidarité nationale, et en 2003, ministre de la Justice. Avant cette nomination à la tête du Conseil constitutionnel, il occupait le poste de ministre d’État, conseiller spécial du président de la République.
APS

Source : lecourrier-dalgerie

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