Il veut en finir avec les mauvaises habitudes : Medouar frappe fort d’entrée

Dernièrement, le nouveau président de la Ligue de football professionnel (LFP), Abdelkrim Medouar, déclarait qu’il n’allait abdiquer devant aucune pression, et qu’avec lui la réglementation sera respectée à la lettre. Le successeur de Kerbadj n’a pas mis du temps pour joindre l’acte à la parole. Il a déjà fait des victimes dès la première journée des deux Ligues professionnelles, à leur tête le CRB, déclaré forfait face à l’ASAM pour n’avoir pas réussi à qualifier ses nouvelles recrues à cause de ses dettes envers d’anciens joueurs. On est ainsi tenté de dire que Medouar a déjà lancé son combat pour mettre le holà dans la maison du football professionnel local. Lors de sa dernière conférence de presse donnée jeudi matin au stade olympique du 5-Juillet, l’ex-président de l’ASO Chlef a clairement annoncé la couleur, s’engageant même d’en finir avec les ‘’mauvaises habitudes’’. Outre sa volonté de faire respecter les règlements en vigueur et instaurer un climat d’équité entre les différents acteurs de la « maison professionnelle » locale, Abdelkrim Medouar est allé même jusqu’à mettre au défi les « gros bras » du football algérien ne plus avoir droit à aucune faveur. Les clubs qui n’arrivent pas à régler leur situation financière ou présenter les documents de la résolution à l’amiable des divergences financières avec les joueurs n’auront pas les licences de leurs nouvelles recrues engagées à coup de milliards de centimes. Ainsi donc, Medouar n’a pas ménagé les clubs endettés. «Je ferai appliquer les décisions et les orientations du Bureau fédéral de la FAF. Aucune licence ne sera délivrée aux clubs qui n’ont pas réglé leurs dettes envers les joueurs », menace, ferme, l’ancien patron la LFP. L’attitude de Medouar déplore déjà ses premières ‘’victimes’’. A l’instar de l’USM El-Harrach qui s’est retrouvé obligé de jouer, vendredi, son premier match de la saison en Ligue 2 Mobilis, avec les espoirs, tout comme le RCK. Même cas de figure pour le Chabab qui a perdu sur tapis vert. C’est dire toute l’incertitude et les lendemains mouvementés pour Medouar qui pourrait se retrouver face à une montée au créneau des certains clubs habitués, fatalement, aux largesses des structures footballistiques nationales.
Hakim S.


Source : lecourrier-dalgerie

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