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Ils menacent de boycotter la rentrée scolaire : Benghebrit peine à convaincre les adjoints de l’Education

24 heures aprés de la menace du boycott de la rentrée scolaire prévue pour le 6 septembre prochain, la ministre de l’Education nationale Nouria Benghebrit, a anticipé les choses en appelant les adjoints de l’Education nationale au dialogue.

Hier, une rencontre à eu lieu entre les représentants du ministère de l’Education nationale et ceux de la Coordination nationale des adjoints de l’Education affiliée au Syndicat national de l’Education nationale (SNTE).
La délégation des adjoints de l’Education a entendu les solutions proposées par le ministère de tutelle. Mais, selon Kouider Yahiaoui, cadre du SNTE, les réponses du ministère de tutelle n’ont pas satisfait les adjoints de l’Education. «Ainsi, une assemblée générale de la Coordination nationale des adjoints de l’Education nationale aura lieu dimanche prochain dans la wilaya de Sétif, et ce, pour décider du boycott de la rentrée scolaire», nous dira M. Yahiaoui contacté par téléphone.
Pour notre interlocuteur, toutes les réponses du ministère de tutelle entendues hier, seront présentées aux membres du Conseil national de la Coordination des adjoints et ils n’auront qu’à décider de la suite à donner à leur mouvement.
À noter que les adjoints de l’Education ont décidé de boycotter la prochaine rentrée scolaire et d’organiser en parallèle un sit-in national devant le ministère de l’Education nationale à Alger. Ils veulent exiger la prise en charge de leurs revendications restées en suspens et dénoncer par la même occasion, le mutisme et la fermeture des portes de dialogue par la tutelle devant le partenaire social.
Afin d’éviter de faire entrer le secteur dans une vague de protestations et de grèves, les adjoints de l’Education ont indiqué dans un communiqué, que cette action de contestation sera tenue le jour de la rentrée scolaire. Avec cette action, le secteur de l’Education risque de connaître des perturbations et de faire échouer la rentrée.
Le Mouvement syndicale a déploré le fait que le ministère de tutelle refuse de procéder à la correction du dysfonctionnement enregistré dans le nouveau statut particulier des travailleurs de l’Education ainsi le traitement rapide des déséquilibres enregistrés dans le droit des travailleurs de l’Education N°08-315, modifié et complété par la loi 12-240, portant sur le statut des censeurs de lycées dans le cadre du comité ministériel conjoint.
Ce syndicat dénonce par ailleurs, le tâtonnement du ministère de l’Education nationale dans la prise en charge des revendications des travailleurs du Sud et des Hauts-Plateaux qui réclament l’application du nouveau salaire de base à titre rétroactif à partir du 1er janvier 2008 pour la prime de zone.

Alger: Wahida Oumessaoud

 

Source : ouestribune-dz

ouestribune-dz