in

Inquiétant regain de répression policière

Inquiétant regain de violence. La marche improvisée en début d’après-midi d’hier, au centre d’Alger, a violemment été réprimée.Les policiers déployés à la rue Khelifa Boukhalfa ont chargé les manifestants qui s’étaient regroupés aux abords de la mosquée Errahma.

Plusieurs activistes, parmi lesquels Samir Benlarbi, Hassan Garidi, Sofiane Hadjadji et Samy Ibkaoui, le journaliste Khaled Drareni, ont été interpellés. Les gens ont été violemment insultés et tabassés. J’ai vu des femmes et des vieux traînés par terre. Un vieil homme, cardiopathe résidant à Birkhadem, a été violemment bousculé par des policiers. Il s’est évanoui et je crains pour ses jours, s’alarme un sexagénaire, qui s’est rassemblé avec ses amis au boulevard Victor Hugo.

Après une dizaine de minutes, les manifestants ont pu desserrer le cordon sécuritaire installé en haut de cette rue. Ils marcheront alors par petits groupes à la rue Didouche Mourad, très fréquentée à ce moment de la journée. A place Audin, les policiers s’étaient rués sur eux. Bilan : des interpellations et des blessés, dont certains graves. Les marcheurs rassemblés devant le lycée Barberousse sont dispersés. Certains sont poursuivis et tabassés à la rue Hamani (ex-Charasse).

Un jeune, qui a eu le bras cassé, était protégé par des manifestants. Il restera là quelques minutes, la main retenue par un fichu blanc, avant l’arrivée de l’ambulance de la Protection civile. Des militants du mouvement populaire s’étonnent du regain de violence enregistré ces dernières semaines. Des manifestants ont été, en effet, violemment interpellés dans plusieurs villes du pays. Vendredi dernier, la police a injurié et arrêté des marcheurs à Alger, parmi eux l’ex-policier Toufik Hassani, conduit par ses anciens collègues pour la énième fois dans un commissariat, recense le Comité national pour la libération des détenus (CNLD).

A Boumerdès, des journalistes ont été interpellés, dont le correspondant local d’El Watan, Ramdane Koubabi, violemment agressé alors qu’il couvrait la manifestation, à la placette du Madaure. Le Collectif des journalistes algériens unis (JAU) a exprimé d’ailleurs sa solidarité aux journalistes victimes depuis des mois «d’un incessant harcèlement judiciaire et sécuritaire».

 

2 Comments

Leave a Reply
  1. Les Algériens son des fous psycatriquement des indigènes il von manifester en risquant de contaminer toute l algerie coronavirus Covid 19 .
    Des idiots cet manifestant il von encore dire cet l état algérien qui a inventé ce virus pour les empêcher de manifester le gouvernement doit prendre de toute urgence les mesures nécessaires pour endigué cet indigènes qui veule contaminer la population cette minorité de voyous irresponsable chômeur.
    Stop au rassemblement irresponsable dans cette période de pandémie

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *