La lettre incendiaire d’un maire à un wali « illégalement nommé » par le régime

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Slimane Khermous est un maire en colère. Ce lundi, le président de l’APC de Souk el Tenine a répondu de manière virulente aux courriers du wali de Tizi Ouzou concernant la préparation de l’élection présidentielle du 4 juillet.

Le maire répond sans détour : « Nous avons l’honneur de porter à votre connaissance que nous ne procéderons pas à la révision ni à la préparation des élections suscitées, et cela par respect à la volonté du peuple algérien dont nous tenons notre légitimité, aussi par notre conviction personnelle et par respect aux juges qui ont exprimé leur décision de ne pas accompagner ce processus de la honte ».

Mais l’élu ne se contente pas de refuser la demande émanant du wali. Il lui rappelle certaines vérités. « Je vous informe que sous le régime qui vous a illégalement nommé, des milliers d’Algériennes et d’Algériens, des fonctionnaires, parmi eux travaillant pendant une dizaine d’années, ne touchent pas plus de 5000 DA par mois », écrit-il.

Slimane Khermous, qui dénonce un « esclavage moderne », détaille une liste de reproches qu’il fait au pouvoir : 4000 dinars de pension pour les handicapés ; « des milliers d’Algériennes et des Algériens, sont sans toit, sans emplois ; des milliers d’Algériennes et d’Algériens veulent quitter notre chère Algérie, quitte à risquer leur vie (Haraga) ; des milliers d’Algériens et d’Algériennes, lésés dans leurs droits dans votre justice propre à vous… »

« Sous votre régime, l’Algérie, un pays riche, le peuple Algérien vit toujours dans la misère ; sous votre régime, des entreprises nationales sont liquidées et dieu sait qui a acheté ? Et pour quel prix dérisoire tout était liquidé mettant des milliers d’Algériens en chômage ; sous votre régime, l’Algérie dispose de toutes les ressources nécessaires pour édifier un État fort, une économie forte, un pays géo-politiquement puissant qui pourrait imposer ses choix dans la région méditerranéenne, mais hélas », poursuit-il.

« En tant que maire, élu du peuple, je m’incline devant la volonté du peuple algérien, et sachez bien que quand le peuple entier exige le départ de votre régime, réclamant haut et fort, d’une manière la plus civilisée en surprenant et inspirant les nations les plus démocratiques, un État de droit, vos lois et votre constitution, que vous avez bafouée à maintes reprises, sont Caduc », conclut l’élu.

 


 

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