La Russie de Poutine rejette avec fermeté la mise en garde de Paris au sujet du Mali

Algérie –  Ça chauffe entre l’Elysée et Kremlin. En effet, depuis quelques mois Bamako est au centre d’une mésentente entre la France et la Russie. La cause : la question de la présence des paramilitaires de la société russe privée Wagner au pays d’Assimi Goïta, une présence que les autorités françaises ne supportent pas.

C’est dans cet état de « guerre froide » que le ministre malien des Affaires étrangères s’est rendu en Russie ce jeudi 11 novembre 2021 pour discuter d’une coopération avec le gouvernement de Vladimir Poutine. Le jeudi 30 septembre dernier, Kremlin décidait d’équiper les forces maliennes d’armes lourdes et d’avions d’attaque sans pilote afin de combattre plus efficacement les hordes djihadistes qui sèment la terreur dans ce pays frontalier à la Côte d’Ivoire, au Burkina Faso et à la Guinée Conakry. Ce jeudi 11 novembre, soit un peu plus d’un mois après, le ministre malien des Affaires étrangères Abdoulaye Diop a pris un vol en direction du pays de Vladimir Poutine. « Je ne suis pas à Moscou pour parler de la relation entre le Mali et la France même si elle est importante. Nous sommes là pour chercher des solutions entre le Mali et la fédération de la Russie pour pouvoir répondre aux besoins des maliens », a laissé entendre M. Diop. Notons que cette coopération avec la Russie, et principalement avec les paramilitaires de la société russe privée Wagner, n’est pas du tout appréciée du côté de Paris. De fait, le chef de la diplomatie française avait mis en garde Sergueï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères, contre une éventuelle présence de ces forces qualifiées de « mercenaires » au Mali. « Sur le Mali, le ministre a alerté son homologue russe sur les conséquences graves d’une implication du groupe Wagner dans ce pays », avait déclaré Jean-Yves Le Drian le vendredi 24 septembre dernier au lendemain d’un entretien à New York entre les deux autorités en marge de l’Assemblée générale des Nations unies.

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Réaction du Kremlin 

En réponse, comme le souligne une publication de l’agence de presse Reuters de ce jeudi 11 novembre, « la Russie a balayé jeudi les préoccupations françaises quant à un possible partenariat de sécurité entre le Mali et la société privée russe Wagner, soulignant qu’il appartenait aux seules autorités de Bamako de décider de leur stratégie dans la lutte contre les groupes djihadistes au Sahel. » En effet, Pour le diplomate russe Sergueï Lavrov, il appartient au Gouvernement malien de décider par lui-même avec qui collaborer. « S’agissant de la nervosité dont font montre les Français et d’autres responsables occidentaux quant aux projets du gouvernement malien de louer les services d’une compagnie militaire privée de la Fédération russe, (…) cela est de la compétence exclusive du gouvernement légitime du Mali », a précisé le ministre russe Sergueï Lavrov, au grand dam des autorités françaises. 

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