Le combat amazigh face à la contre-révolution

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Le combat amazigh face à la contre-révolution

Par Hocine-Nasser Bouabsa – Depuis le 22 février, le monde entier observe avec étonnement et admiration la deuxième révolution algérienne. Cette dernière a dévoilé certainement le grand pacifisme et le civisme marquant des Algériens, mais aussi le profond ancrage de l’ANP dans les entrailles de toute la nation. Elle a aussi fait resurgir du subconscient national un autre visage de l’Algérie, celui de son amazighité millénaire.

C’est la première fois dans l’histoire de l’Algérie que le drapeau national – symbole de la révolution de Novembre 1954 et des un million et demi de martyrs – se sentait aussi puissant et tellement à l’aise dans les mains de ses Algériens défilant dans toutes les rues de l’Algérie, qu’il n’éprouvait ni crainte, ni gêne, ni jalousie vis-à-vis de l’emblème amazigh, que certains extrémistes auraient voulu lui opposer. Dorénavant, l’emblème amazigh – ou ce qu’il représente comme symboles – n’est plus une revendication exclusive des séparatistes qui veulent isoler la Kabylie de la mère-partie l’Algérie pour l’accoster à l’ancienne puissance coloniale : la France. Non, l’emblème amazigh est devenu la revendication de toute l’Algérie.

Cette revendication nationale n’arrange point les plans de Paris et ses vassaux makhzéniens à Rabat. Car elle est le prélude à la renaissance de l’espace amazigh, dont l’Algérie, en raison de sa position géographique et ses révolutions, en sera le pivot. Il faut s’attendre donc à des soulèvements au Rif et après dans tout le Maroc. Mais aussi à des actions réactionnaires de la part de la France et son protectorat makhzénien dans le but de «ghettoïser» de nouveau l’emblème amazigh en Kabylie. Leur première action diabolique fut la visioconférence du félon Ferhat Mehenni dont l’objectif consiste à faire échouer la révolution, en semant la haine entre les Algériens et les diviser pour les dévier de leur extraordinaire révolution.

Le combat pour tamazight a remporté beaucoup de victoires – comme la constitutionnalisation de tamazight – dont les premiers militants ne pouvaient qu’être fiers. Il est donc avant tout impératif de les préserver et de les consolider. La surenchère ne peut qu’être contreproductive et mettrait en danger tous les acquis.

Aujourd’hui, le combat de toutes les régions d’Algérie ne peut être que celui de la défense de l’unité, de la démocratie, de la liberté et de la justice sociale.

H.-N. B.

Ndlr : Les opinions exprimées dans cette tribune ouverte aux lecteurs visent à susciter un débat. Elles n’engagent que l’auteur et ne correspondent pas nécessairement à la ligne éditoriale d’Algeriepatriotique.

Source : algeriepatriotique

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