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Le corps médical craint une seconde vague de contamination

Chaque jour, lorsque je me rends au Chuo, je constate sur mon trajet que la population ne respecte plus les mesures prudentielles, la distanciation sociale, le port du masque… Il y a des files d’attente, des gens collés les uns aux autres devant les devantures des commerces d’habillement, de chaussures ou de chamia ! C’est effroyable ce relâchement !, déclare Nabila, médecin généraliste au Chuo, prédisant des moments durs à venir, avec le relâchement constaté de la population, depuis la décision d’autoriser la réouverture de certaines activités commerciales, en ce début de Ramadhan.

Et pour cause, en l’espace de trois jours, les chiffres officiels des nouveaux cas de Covid-19 confirmés à Oran indiquent 41, avec un pic de 27 cas en une seule journée, celle de mardi, amenant les professionnels de la santé à lancer des appels et des mises en garde sur les répercussions du relâchement général.

Le professeur Lellou de l’EHU 1er-novembre, habitué à intervenir sur les ondes de la radio locale ou à la télévision, explique : “Nous pouvons en effet redouter que les choses s’aggravent, lorsque nous voyons ce qui se passe avec un déconfinement et une population qui s’est relâchée.” Et pour cause, tous s’accordent à dire que le confinement avait porté ses fruits à Oran, même si la wilaya est classée troisième en termes de cas de Covid-19 déclarés.

Nadia, réanimatrice  au  Chuo, le  dit  également :  Nous  avons  jusqu’ici maîtrisé la  situation  si  nous  nous  comparons  aux  pays  européens,  mais  là, malheureusement, le relâchement entraînera la propagation du Covid-19 et nous n’arriverons pas à y faire face. D’aucuns, désormais, souhaitent ardemment une reprise de conscience de la population ou une réduction des activités commerciales, car désormais les semaines à venir sont à craindre.

D. LOUKIL

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