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Le mercuriale s’enflamme : Les citoyens, de feu en feu…

Les prix flambent de nouveau. Après la vague de chaleur, la flambée des prix des fruits et légumes. Des légumes surtout, les fruits demeurant un plus sur la table. Qu’on en juge : le citron vert à 500 DA, le piment doux à 150 DA, l’oeuf à 12 DA, la salade laitue à 250 et 300 DA, le poulet à 400 DA le kilo. De quoi désespérer le citoyen moyen. Après une période de répit, les commerçants reviennent à la charge, avec, cette fois-ci, un nouvel argument : la vague de chaleur a raréfié le marché et amoindri les produits mis en vente. De fait, les prix grimpent. Cela obéit à une loi millénaire, celle de l’offre et de la demande. Sauf que chez nous, il s’agit souvent de sophismes destinés pour tromper l’acheteur. Pour les commerçants, la vague de chaleur et des incendies a raréfié le marché. Le poulet mis en vente est plus rare, l’oeuf plus cher. La salade est particulièrement touchée parce qu’elle exige pour pousser plus d’eau et moins de chaleur. Ainsi, si l’on suit cette série de sophismes à la mode chez le dernier des petits commerçants, on n’en sortira pas. Pour comparaison, le mois de Ramadan a été plus clément que les mois de juillet-août, concernant les prix. En fait, ce ne sont pas les grosses chaleurs qui sévissent, mais plutôt une cupidité qui s’appuie sur des arguments fallacieux. Ce sont surtout les vacances qui font flamber les prix, avec une disposition des gens à manger dehors, à dépenser l’argent mis de coté, et pour les commerçants à ramasser plus pour être à l’aise à la rentrée sociale qui conjuguera achat de mouton et de vêtements et rentrée des classes. Voilà un mois d’août qui mettra les salariés sur le gril avec des échéances, des fêtes religieuses, une rentrée des classes et les achats qui s’y rattachent, etc. Beaucoup resteront sur le carreau, faute de ne pas pouvoir trouver la parade. D’autres en sortiront endettés. Rares sont qui y retrouvent leurs comptes. En définitive, la question qui se pose est de savoir où commencent les prérogatives du ministère du Commerce face à de tels excès. Car il faut bien réguler un marché, qui risque de connaitre des excès plus pénibles socialement, et qui pourrait mettre en ébullition des populations qui ont été déjà très largement pénalisées par la récession économique.

O. F.

Source : lecourrier-dalgerie

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