LE MINISTRE DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR RASSURE : «Pas d’année blanche à l’université»

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Alors que plusieurs universités du pays sont paralysées depuis plus d’un mois par la grève entamée par les étudiants, le 14 avril dernier, à savoir la Fac Centrale, l’USTHB, et la Faculté de médecine pour n’en citer que celles-ci. Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Tayeb Bouzid a écarté, jeudi à Alger, «l’éventualité de décréter une année blanche pour l’année universitaire actuelle.»
C’est ce qui ressort de sa déclaration faite lors d’une conférence de presse qu’il a animée, jeudi dernier, à l’issue de l’ouverture de la Conférence nationale des universités, durant laquelle, le ministre a assuré que «les cours n’ayant pas été dispensés en raison de la grève au niveau des universités seront rattrapés.»
En réponse aux questions des journalistes, le ministre a, d’emblée, déclaré qu’«il n’y a pas lieu de parler d’une année blanche, vu que les cours ont été dispensés normalement durant le premier semestre.»
Poursuivant, le ministre dira que « plusieurs solutions ont été définies par le secteur afin de rattraper les écarts enregistrés dans les activités pédagogiques, et ce afin de préserver la crédibilité de la formation, d’autant que l’écart n’existe pas uniquement entre les différentes universités, mais au sein d’un même établissement, entre spécialités, classes ou facultés ». Dans ce sillage, le ministre a appelé les directeurs des établissements universitaires, des centres et agences de la recherche scientifique, à « la nécessité de s’engager à l’adoption du dialogue comme méthode et de la concertation comme moyen, en vue de trouver les solutions idoines à même de prendre en charge les impacts induits par les circonstances exceptionnelles que vit le système universitaire ». Après avoir émis le vœu de voir les étudiants rejoindre les bancs des universités, Bouzid a indiqué que « bien que le large mouvement populaire que vit le pays ait impacté le déroulement ordinaire et régulier des activités pédagogiques et scientifiques dans la plupart des établissements universitaires qui ont connu une série de dysfonctionnements et de tensions, il n’en demeure pas moins que le mouvement populaire pacifique a révélé la force, l’efficacité et la contribution de la corporation universitaire et scientifique dans la dynamique du sursaut national que connaît la société ».
Mohamed Amrouni

Source : lecourrier-dalgerie

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