Le mouvement Mouwatana dénonce une volonté “d’imposer la Présidence à vie d’Abdelaziz Bouteflika”

Le régime algérien veut-il imposer la présidence à vie d’Abdelaziz Bouteflika ? Oui, répond sans aucun ambages l’Instance de Coordination de Mouwatana, le mouvement d’opposition créé par 14 personnalités nationales issues de divers horizons à l’image de l’ancien Premier ministre, Ahmed Benbitour ou de l’avocat Salah Dabouz, du journaliste Saâd Bouakba ou de l’activiste Amira Bouraoui. 

Dans un communiqué parvenu à notre Rédaction, ce mouvement affirme qu’il “s’est réunie le 8 Août 2018, dans un contexte politique marqué par la volonté du régime à imposer la présidence à vie de M. Bouteflika en faisant fi des dispositions de la Constitution, qui limite pourtant les mandats à deux et de son état de santé invalidant”.

“Le gouvernement et les partis clients du pouvoir sont entrés, de leur propre aveu, en campagne anticipée pour le cinquième mandat en violation flagrante des lois républicaines et de la morale tout court”, ont dénoncé également les animateurs de ce mouvement qui ambitionne de faire barrage au 5e mandat.

Mouwatana dénonce et condamne aussi “ces comportements peu honorables, aggravés par l’utilisation illégale et abusive des moyens de l’Etat, (siège du gouvernement, université, moyens humains et politiques etc…), qui dans un Etat de droit et avec une justice digne de ce nom, aurait donné matière à poursuites pour actes délictueux”.

Rappelons enfin que le mouvement Mouwatana a établi récemment quatorze principes qui guideront son action. Il s’agit, entre autres, de “la protection de la souveraineté nationale, de l’unité de la nation, de l’intégrité du territoire et du caractère républicain de l’État algérien”, du “respect des valeurs démocratiques, du pluralisme politique et de l’alternance au pouvoir” et du “non-recours à la violence, dans toutes ses formes, dans la pratique politique”. Et pour éviter les erreurs des années 1990, le mouvement Mouwatana s’engage à séparer la religion de la vie politique.

 


Source : Algerie-part

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