LE POUVOIR S’ACCROCHE À SA FEUILLE DE ROUTE La présidentielle malgré tout ?

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Le quotidien El Moudjahid, par lequel s’exprime la voix officielle, a évoqué hier l’option du maintien de l’élection présidentielle du 4 juillet prochain considérant que cette échéance n’avait aucune raison d’être reportée.

Abla Chérif – Alger (Le Soir) – L’éditorial du journal gouvernemental en explique les raisons. Les «plus hauts représentants de l’État, écrit-il, n’ont eu cesse de mettre sur la table des propositions de sortie de crise basées essentiellement sur la tenue d’une élection présidentielle en juillet prochain ce qui est précédé par une intense activité pour continuer les consultations avec les partis et les personnalités».

Le même journal fait ensuite savoir que «pour l’instant, le plus important à l’ordre du jour est de mettre en place une commission indépendante chargée de l’organisation des élections en dehors de l’immixtion de l’administration» et la présente comme étant une «garantie» permettant le déroulement d’un scrutin libre. Il rappelle, ensuite, que le processus a déjà commencé au niveau du ministère de l’Intérieur et que «le rendez-vous électoral n’aurait plus besoin d’être reporté, comme le proposent plusieurs parties car cela n’aurait pour effet que de prolonger la période de transition porteuse d’incertitudes».

Le Moudjahid conclut en faisant référence au dialogue (consultations Bensalah personnalités) qui fait qu’il y a «de fortes chances de susciter davantage d’adhésions».
L’éditorial a paru au lendemain du dixième vendredi de protestation que mènent les Algériens depuis le 22 février dernier pour un changement radical au niveau du pouvoir. Chaque semaine des millions de personnes défilent dans les rues du pays exigeant le départ de tous les symboles du pouvoir. Les étudiants maintiennent la pression en se mobilisant avec force les mardis. Les ministres sont systématiquement empêchés d’effectuer des sorties sur le terrain.

Les responsables ou personnalités connues symbolisant le régime en place chassés où qu’ils se trouvent par des foules en colère. Tous les moyens d’expression pacifiques visant à démontrer le divorce des Algériens avec le système sont mis en œuvre quotidiennement.
Durant leurs manifestations, les Algériens ont clairement rejeté les élections programmées et refusent que ce scrutin soit organisé par des hommes qui ne les représentent pas. Comme tous les autres, le départ de Bensalah et de Bedoui est réclamé, attendu.

Le chef d’État par intérim a été rudement disqualifié dans sa tentative d’organiser des consultations avec des parties qui, selon lui, représentent la société. Face à une salle quasiment vide, ce dernier a d’ailleurs préféré ne pas se présenter. Visiblement, le message n’est pas parvenu aux concernés. Ou ceux-ci font-ils sciemment la sourde oreille espérant l’essoufflement du régime pour se régénérer ?

Par la voix d’El-Moudjahid, ils ont répondu aux millions d’Algériens qui ont défilé ce vendredi en annonçant qu’ils maintiennent leur plan contre vents et marées. Un bras de fer s’est mis en place, dangereuse attitude des hommes forts du moment.

A. C.

1 COMMENT

  1. un gouvernement refusé par le peuple et qui a manipulé à sa guise les precedentes elections , qui empeche le peuple de circuler sur les autoroutes, ne peut tenir quoi que ce soit ! vivement une transition de delegués du peuple !

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