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Le Pr Nadji Khaoua fustigent les traitements salariaux des enseignants chercheurs

Extrait:

“Si on essaie d’analyser les différentes fonctions et professions dans l’État, on comprendra aisément que celle d’enseignant-chercheur rattaché à l’Université, est la profession par excellence chargée de comprendre les problèmes que vit la société, ceux qui bloquent son évolution et freinent l’efficience de l’exploitation de ses ressources, l’efficacité de ses modèles à tous les niveaux (société, économie, représentation politique).

C’est la profession dont les missions par excellence sont celles de transmettre, en toute indépendance balisée par l’esprit éthique de responsabilité, le savoir en vue de former les compétences qui peuvent le capter, le reproduire, ensuite le diffuser et le recréer.

Or, à quel niveau sont rétribués ces enseignants-chercheurs del’Université, dont la mission de formation et de recherche est de comprendre les problèmes et les blocages du pays, de sa population et de l’usage de ses ressources, pour ensuite proposer par leurs travaux, enseignements et publications, des voies d’évolution vers une société dont la dynamique est basée sur l’usage du savoir ?

Le but visé par l’équité devant la Loi est celui de pouvoir mobiliser la société, par le savoir, pour construire un État moderne où chacun est protégé, au même niveau attendu par n’importe quel autre citoyen, sans aucune autre distinction ou différence.

Le salaire et plus généralement le traitement accordé aux différentes catégories socioprofessionnelles, est le critère de rétribution des citoyens de manière équitable, selon une échelle de valeurs classant leurs mérites et contributions à la vie sociale.

Or comparons le Salaire des enseignants-chercheurs les plus anciens et les plus haut gradés à l’Université, avec les niveaux de celui versé à toutes les autres professions d’encadrement dans les institutions du pays (haute administration, direction d’entreprises nationales publiques, autres institutions diverses dans tous les autres domaines des fonctions de l’État). Nous découvrirons aisément des différences fondamentales qui indiquent que l’État n’a jamais réussi quel que soit le gouvernement en place, à mobiliser pour son évolution moderniste ses enseignants-chercheurs basés à l’Université. 

Beaucoup d’entre eux, sinon tous, se désintéressent presque entièrement de réfléchir aux problèmes de leur pays et à innover des propositions de solutions pour dépasser et résoudre ses problèmes, qu’elles que soient leurs natures (scientifiques, conceptuelles, philosophiques, culturelles, technologiques, économiques, sociales, politiques, ….).”

Pr Nadji Khaoua

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