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Le Président tranche sur la question du baccalauréat

La question de la tenue de l’examen du baccalauréat a été tranchée, jeudi, par le chef de l’Etat, Abdelmadjid Tebboune. Cet examen décisif sera maintenu et il n’y a pas d’année blanche pour cette session scolaire. En effet, lors de sa rencontre avec des responsables de médias nationaux, le président de la République a levé les doutes sur la tenue de l’examen du baccalauréat. Les élèves en 3e année secondaire seront bel et bien examinés. «Si les chiffres en rapport avec la propagation du coronavirus venaient à baisser, nous pourrons envisager une solution.

En revanche, si le scénario contraire se produira, il y aura d’autres issues à prévoir, mais pas celle de l’année blanche et les élèves concourront aux épreuves sur les cours qui leur ont été dispensés», a-t-il dit en faisant allusion à la définition du seuil des cours, supprimé par l’ex-ministre Nouria Benghebrit. Il remet tout de même la prise de décision dans ce sens aux enseignants et responsables du secteur.

Donc finalement, rien n’est encore décidé pour la date de la tenue du baccalauréat. Elle reste tributaire de l’évolution de la situation sanitaire. Dans le même contexte, il souligne que la fin réelle de l’année scolaire n’est que vers la fin du mois de juin.

Un délai non encore atteint et qui permet une marge de manœuvre pour le gouvernement sur ces questions liées à l’avenir des 9 millions d’élèves. Ainsi, l’année scolaire n’est toujours pas finie, comme le demandent sans cesse les syndicats de l’éducation et les organisations de parents d’élèves.

Pour ce qui est des autres examens, notamment ceux de la 5e année primaire et le BEM, le président de la République a souligné que le gouvernement trouvera des solutions en fonction de la situation sanitaire actuelle. La question de leur maintien reste non encore tranchée.

Pour rappel, le ministre de l’Education nationale, Mohamed Ouadjaout, avait rencontré ses partenaires sociaux la semaine dernière afin de discuter des mesures à prendre par rapport au déroulement de cette année scolaire. Les syndicats et les parents d’élèves ont tous appelé à la déclaration de fin de l’année scolaire et l’annulation des examens de 5e année primaire et du BEM.

Leur argument repose sur le fait que ces examens sont de pure forme et le passage aux paliers suivant est conditionné avec la moyenne de l’année et non celle de ces épreuves. Ceci, contrairement au baccalauréat où la réussite à cet examen est la seule garantie permettant l’accès à l’université.

A la fin de ces rencontres, le ministre avait promis d’étudier toutes ces propositions, de les prendre en considération dans la prise de décision qui devra passer par un accord au préalable du gouvernement. Pour le moment, aucune décision n’a été prise, sauf la continuité dans le plan d’urgence mis en place par le département de Ouadjaout jusqu’au 14 mai prochain. 

 

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