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LE PROFESSEUR DE DROIT PUBLIC, ALLAOUA LAYEB, LORS DU FORUM D’EL MOUDJAHID : La transition n’est pas dans l’intérêt du pays

Par Assia Mekhennef :

Le Professeur de droit public à la faculté de droit université 2, Allaoua Layeb a estimé, hier, que la période de transition est contre l’intérêt de l’Algérie. Lors d’une intervention au Forum du quotidien El Moudjahid, le professeur a indiqué que le départ de Bensalah emmène le pays vers l’impasse et le vide, pour lui, le Chef de l’Etat est considéré comme  » une passerelle « .  » Il n’y a pas une autre alternative, le Chef de l’Etat demeure en fonction jusqu’à la prestation de serment du Président qui sera élu, c’est ce que stipule l’article 103 de la constitution « ,  » c’est pour cette raison Bensalah reste une approche par résultat « ,  » Bensalah doit rester jusqu’à ce que les élections soient organisées et il faut en accélérer pour le bien du pays « , a expliqué le professeur, poursuivant, dans ce cadre, que si le hirak, les acteurs politiques et la société civile présentent une personnalité de consensus, nous pouvons, dans ce cas là aller vers des élections présidentielles. En ce qui concerne du scrutin du 4 juillet prochain, le conférencier a estimé encore, qu’elles ne peuvent être organisées pour des raisons objectif : la première concerne le rejet du hirak,  » car le peuple a eu ras le bol des précédentes élections, suite à, la fraude.

Le deuxième motif concerne, selon Allaoua El Ayeb l’absence de toutes conditions objectives, à leur tête la haute instance indépendante pour  » l’organisation  » des élections. A ce stade, il a souligné que l’article 194 de la Constitution doit être réformé partiellement. Comment ? Le professeur explique que l’article en question stipule que :  » il est créé une haute instance indépendante de surveillance des élections « . Or, ajoute-t-il, il est nécessaire d’amender l’expression  » surveillance  » par  » organisations  » et ce, dit-il, par une initiative des deux chambres parlementaires, d’où le ¾ des élus peuvent en trancher. Un autre amendement a été proposé par le professeur, il s’agit de la loi organique relative à cette instance.  »

L’opération nécessite beaucoup de temps mais il faut se précipiter « ,  » il faut prendre en considération, aussi, la composante de cette instance que nous souhaitons être élargie « . A une question ce qui va se passer, si les dossiers des deux candidats ne remplissent pas les conditions nécessaires, le spécialiste a rappelé que l’article 141 de la Constitution donne un délai de 10 jours pour que le Conseil Constitutionnel étudie les dossiers.  » Je demande à la presse et aux médias de ne pas prévoir les évènements. Il est possible que la présidentielle soit en vaine, si le Conseil Constitutionnel constate que les dossiers ne sont pas conformes aux conditions constitutionnelles « .  » A cet effet, le Conseil Constitutionnel peut faire une annonce constitutionnelle, car c’est la seule instance chargée de cette opération « . Interrogé qui peut, dans ce cas, annoncé la non tenue des élections, sachant que le Chef de l’Etat n’a pas ces prérogatives. Allaoua Layeb a répondu qu’il est possible que le Chef de l’Etat demande au Conseil Constitutionnel un conseil consultatif « ,  » mais qui va annonce la tenue des élections, c’est là le vide d’en je parle « .

A.M.

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Written by Algerie7

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