Le Trésor public menacé de faillite : les décisions urgentes d’Ahmed Ouyahia

Par R. Mahmoudi Une nouvelle instruction du Premier ministre vient d’ordonner à tous les ministres de prendre des mesures urgentes pour réduire et éponger les dettes des entreprises économiques publiques de leurs secteurs respectifs avec le Trésor public.

La raison est que le Trésor public est aujourd’hui menacé de faillite en raison de l’accumulation des dettes, de l’incapacité des entreprises publiques à s’en acquitter dans les délais, ainsi que de la possibilité de recourir à de nouveaux emprunts auprès des banques et du Trésor, ce qui aurait un impact négatif sur l’économie nationale et les revenus publics.

Cette instruction portant le numéro 16/12, et adoptée suite à la réunion du conseil d’administration du Conseil de participation de l’Etat du 12 décembre 2018, présidée par le Premier ministre en tant que président du conseil, prévoit un certain nombre de mesures et d’ordonnances pour les ministres des secteurs concernés afin de faire face à l’accumulation de la dette et à la situation catastrophique de la plupart des entreprises économiques publiques, qui «menacent désormais le Trésor public de faillite», comme indiqué explicitement dans le même document.

L’instruction stipule que les ministres de divers secteurs sont tenus de suivre les recommandations issues du Conseil de participation de l’Etat afin de lutter contre la détérioration de la situation financière des entreprises publiques, notamment en ce qui concerne leurs dettes.

Le Premier ministre a ainsi ordonné aux membres de son gouvernement de mettre en place des comités ad hoc au niveau de leurs départements, lesquels sont appelés à rendre compte périodiquement de la situation  de ces entreprises au ministre du secteur.

La directive du Premier ministre enjoint également aux PDG de ces entreprises de faire leurs propositions sur les procédures à suivre pour payer ces dettes et leur accorder la plus haute priorité, tout en les obligeant à soumettre des rapports périodiques à leur tutelle sur la situation financière de leurs entreprises ou leurs groupes, ainsi que sur les procédures qu’ils ont suivies.

R. M.

Source : algeriepatriotique

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