Les activistes du Hirak dans le collimateur de la justice

Algérie – En 2019, l’histoire politique de l’Algérie a basculé avec la chute du régime Bouteflika. Ce dernier, après avoir passé plusieurs décennies au pouvoir voulait rebeloter pour un autre mandat. C’est alors que le peuple algérien s’est levé comme un seul Homme pour dire non.

Pendant plusieurs jours, les algériens ont arpenté les rues du pays pour demander à Abdelaziz Bouteflika de quitter le pouvoir. C’est ainsi qu’est né le mouvement spontané du Hirak. Le Hirak rassemblait toutes les composantes de la société.

Ce mouvement social de contestation a pesé de tout son poids pour contraindre Bouteflika à renoncer à son projet de se maintenir au pouvoir. Après le départ de Bouteflika, le Hirak est resté en veille pour exiger une refondation totale de toute la classe politique.

Dès lors, chaque vendredi, il y avait des marches qui étaient organisées pour réclamer un véritable changement. L’élection d’Abdelmajid Tebboune à la présidence algérienne n’a rien changé. Les hirakistes le considèrent comme une relique de l’ère Bouteflika. Les contestations se sont enchaînées et il y a eu des échauffourées avec les forces de l’ordre.

Le Hirak, bête noire du régime 

Les autorités sécuritaires ont pris la décision d’encadrer les manifestations et désormais, il fallait avoir une autorisation spéciale pour pouvoir battre le pavé. Les hirakistes ont bravé cette nouvelle réglementation toute chose qui a conduit à plusieurs interpellations.

Beaucoup de militants du Hirak furent déférés en prison. Entre-temps, quelques-uns d’entre eux ont recouvré la liberté suite à une série de grâce présidentielle. Cependant, ces derniers jours, il ressort que plusieurs militants du Hirak font l’objet d’arrestation dans plusieurs zones du pays.

Selon les organisations de défense des droits de l’Homme, cette situation est intolérable. Ces organisations ne cessent de se mobiliser pour la libération des hirakistes et de tous les détenus d’opinion. Un des avocats du Hirak a livré ceci. : Les arrestations ne se sont pas arrêtées depuis plus de deux ans, et il n’y a rien qui indique que le régime a l’intention de revenir à la normale. Tout adversaire politique qui dérangerait le régime risquera d’être accusé, à tort, de terrorisme, au nom du MAK et de Rachad, alors qu’il n’a aucun lien avec ces derniers”

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