Les avocats algériens crient leurs ras-le-bol devant le tribunal de Sidi M’hamed

Algérie Les avocats du barreau d’Alger ont tenu un sit-in devant le tribunal de Sidi M’hamed, hier mardi. Ces derniers, tout en exigeant la « protection des droits et de la défense », ont également dénoncé une « justice des instructions ».

« Pas de justice sans les droits de la défense », « Assez du mépris et des dépassements », « Où est l’État de droit ? » « Libérez notre confrère Arslane ». Pouvait-on lire, sur les affiches d’une dizaine d’avocats , en toge, réunis devant le tribunal de Sidi M’hamed, ce mardi 6 juillet. Me Abdelmadjid Sellini le bâtonnier d’Alger, très remonté, a dénoncé durant ce rassemblement une «justice des instructions» «L’Algérie a besoin d’une justice réelle, pas d’une justice des instructions, pas d’une justice du téléphone , ni d’une justice de l’abus, de la hogra ou de l’acharnement. Y en a marre ! Barakat !» renchérie Me Sellini. Ses confrères lanceront à tue-tête : «Barakat, barakat de la justice des instructions !»

Signalons que, la police d’Alger avait été déployée aux abords de l’édifice de la rue Abane Ramdane pour « contenir » les hommes en ensemble. Le rassemblement d’hier intervient suite à un incident enregistré au tribunal de Dar El Beïda (Alger) : un vu son véhicule « séquestré » à l’intérieur du tribunal.

Rappelons également que durant la journée d’hier dans un communiqué signé du bâtonnier, le barreau d’Alger a décidé le boycott du tribunal de Dar El Beïda pendant une semaine, une grève illimitée au niveau des tribunaux criminels de première instance et appelé à l ‘«arrêt général» de l’activité judiciaire au niveau de la cour d’Alger et de tous les tribunaux durant la journée d’hier. Il a également annoncé le boycott «jusqu’à nouvel ordre» de l’assistance judiciaire.

Cependant, le coordonnateur des avocats à travers un communiqué regretté, l’« attitude hautaine et abusive de certains responsables au niveau de l’appareil judiciaire, qui refusent que les avocats soient des partenaires au sein de la justice algérienne ». Le bâtonnat en a aussi profité pour rappeler dans son communiqué qu’il « n’attend pas de la reconnaissance de la part de ces gens, car ses droits sont consacrés par la Constitution et les lois de la République ».

Il faut noter que, ce rassemblement est loin de s’interrompt puisque les avocats comptent «maintenir la pression» contre l’administration de la justice qui les «méprise». A en croire Me Hafid Tamert, avocat engagé dans le bras de fer qui s’est installé depuis un moment avec le département de la justice. « Le métier est et reste marqué par les sacrifices des hommes à traverser l’histoire du pays. Nous sommes et restons les porte-voix des faibles».

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