Les inquiétantes dérives de la répression musclée des services de sécurité à Ouargla

Algerie Part Plus – Une répression brutale, pour ne pas dire sauvage, s’est abattue depuis plusieurs jours sur Ouargla et plusieurs autres localités situées au sud du pays. Les forces anti-émeutes ont recouru à une force disproportionnée, voire excessivement musclée, pour disperser des chômeurs qui ont manifesté contre la précarité et la misère sociale. 

Cette répression massive a été orchestrée depuis le début de cette crise sociale qui a enflammé les régions du sud  du pays. Et les victimes sont nombreuses, très nombreuses au sein des manifestants. Malheureusement, aucun média algérien n’a osé parler de ces blessés, de ces manifestants amochés par les coups et tirs des forces de sécurité. Et pourtant, les témoignages des sources oculaires ou des victimes brutalisées par les forces anti-émeutes font froid dans le dos.

A Ouargla, les jeunes manifestants d’Ouargla ont inondé les réseaux sociaux avec des photos répugnantes qui témoignent de la violence extrême à laquelle ont recouru les services de sécurité pour réprimer les chômeurs. A l’hôpital d’Ouargla, des dizaines de manifestants grièvement blessés ont été recensés. Mais personne ne veut leur donner une tribune pour qu’ils puissent exprimer leur malheur, leur souffrance et raconter les sévices qui leur ont été infligés.

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Des victimes aux visages tuméfiés, des corps défigurés par des impacts violents des balles en caoutchouc ou des figures balafrées, tailladées, gravement amochées à la suite de leur arrestation manu militari suivie par un interrogatoire musclé dans les commissariats et les sièges de la sûreté urbaine de la ville d’Ouargla. Ces images ont été occultées par les médias algériens. Et les autorités algériennes ont refusé de faire le moindre commentaire face à ces violences alarmantes.

Et pourtant, les témoignages récoltés ou communiqués par de nombreuses sources locales décrivent clairement des actes de torture qui ont été perpétrés par des membres des services de sécurité à l’encontre des chômeurs manifestants à Ouargla. A Ouargla, l’histoire du jeune Salah Zegdou a profondément choqué la population locale. Ce jeune manifestant a été déposé jeudi soir à l’hôpital de cette ville infortunée d’Ouargla après avoir été tabassé, brutalisé et sauvagement roué de coups pendant plusieurs heures dans un commissariat de la DGSN. A l’hôpital d’Ouargla, ces proches et parents ont pris des photos de ce jeune brisé par la torture de ces bourreaux. Le corps ensanglanté, le visage déformé, des plaies qui parcourent toute sa peau, le jeune Salah a été abandonné tel un animal martyrisé par ses maîtres à des médecins qui ont fait de leur mieux pour panser ses blessures et calmer ses souffrances.

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Ces scènes, ces images ont alimenté la frustration générale des jeunes de la région d’Ouargla. Ces violences ont aggravé la colère populaire dans cette région instable et élargi le fossé qui séparait depuis longtemps les autorités de la population. Ces dérives ont encore jeté de l’huile sur le feu. Et la stabilité de toute l’Algérie pourrait en pâtir dans les jours à venir.

 

 

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