Les pharmaciens appelés à exiger une ordonnance pour le traitement anti Covid-19 en Algérie

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Algérie Après la rencontre avec le ministre de l’Industrie pharmaceutique et suite à la «réquisition des producteurs, importateurs et grossistes répartiteurs de produits pharmaceutiques» à partir du 4 août dernier, la Fédération algérienne du médicament (FAM), regroupant les producteurs (UNOP), grossistes répartiteurs (ADPHA) et pharmaciens d’officines (SNAPO), a rendu public un communiqué dans lequel elle dresse les «principales recommandations» pour «rétablir la confiance et la sérénité à tous les échelons de la chaîne pharmaceutique».

A propos de la décision des pouvoirs publics de réquisitionner l’ensemble des acteurs du médicament, les organisations membres de la FAM «saluent cette décision» intervenant en «situation sanitaire particulièrement tendue». Cependant, les membres de la FAM affirment avoir «pris la décision de rendre public» leur communiqué, afin de «faire part» de la nécessité de prendre «en urgence» certaines mesures pour «rétablir la confiance et la sérénité à tous les échelons de la chaîne pharmaceutique». Au nombre sept (7), les recommandations de la FAM sont adressées aussi bien aux pouvoirs publics, dont des organismes sous tutelle étatique, comme les banques et les douanes, mais également aux acteurs de la chaîne pharmaceutique, ainsi qu’au corps médical.

Pour la Fédération, «certaines tensions» sur les médicaments figurant sur la liste du «protocole thérapeutique» établi (et actualisé) par le ministère de la Santé, «vécues (…) au cours des dernières semaines» sont dues «à une forme de méconnaissance de la conduite à tenir qui a été observée chez une partie du corps médical». Les producteurs pharmaceutiques affirment leur «disponibilité» à «mettre leur réseau de visiteurs médicaux au service de l’autorité sanitaire nationale» et «à relayer ainsi ses messages et ses orientations à destination du corps médical sur l’ensemble du territoire national».

Le communiqué appelle également les pharmacies d’officines à «s’en tenir strictement à l’exigence d’une ordonnance médicale préalable pour toute délivrance des médicaments destinés à la lutte anti-Covid 19».

Concernant les «grossistes-répartiteurs», ils sont «invités à mettre, sans restriction aucune, l’intégralité de leur stock de médicaments anti-Covid 19 à la disposition du réseau des officines pharmaceutiques», tout en assurant la «couverture géographique la plus équitable possible entre l’ensemble des communes et wilayas du pays». S’adressant «aux autorités et autres services publics (banques, douanes), les producteurs membres de la Fédération appellent à des facilitations des «procédures d’acheminement de tous les produits et autres intrants entrant dans la chaine de production des produits pharmaceutiques».

A l’attention des citoyens et pour rassurer «quant à la disponibilité de tous les médicaments utilisés dans le traitement de la pandémie», et pour les inciter à ne pas procéder au «stockage préventif» de médicaments, et accentuer les tensions sur leur approvisionnement , le communiqué rappelle que «les médicaments anti-Covid sont aujourd’hui fabriqués entièrement par des producteurs nationaux» et que «leur stock de matières premières, intrants et produits finis est de nature à répondre à tous les besoins pouvant s’exprimer à ce sujet au cours des douze prochains mois».

Les membres de la Fédération algérienne du médicament appellent également «au sens des responsabilités de toutes les parties prenantes dans la lutte contre la pandémie» et se déclarent «mobilisés, plus que jamais, pour assurer la continuité de leurs activités et répondre à la demande en produits pharmaceutiques».

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