Lutte contre la corruption : Benflis apporte son soutien à l’opération

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Le président du parti Talaie El Hurriyet, Ali Benflis, a apporté ce mardi son soutien à l’opération de lutte contre la corruption initiée par le chef d’état-major Ahmed Gaïd Salah et enclenchée par la justice, estimant qu’il s’agit d’une « démarche salutaire ».

« Ce que l’on appelle pudiquement la corruption, je la dénomme et la dénonce depuis cinq ans comme la grande criminalité économique et financière. Comme crime contre le peuple et contre la nation, la grande criminalité économique et financière est impardonnable », a affirmé l’ex-chef du gouvernement entre 2000 et 2003 sous la présidence de Bouteflika.

« Ses auteurs et alliés politiques doivent être jugés et punis. Leur punition devra être à la mesure de la gravité indicible de leurs crimes », a appelé Ali Benflis, estimant en outre que « la justice est en train de briser les murs de l’immunité et de l’impunité derrière lesquelles la grande criminalité économique et financière s’est trop longtemps abritée ».

« Dans la situation extrêmement sensible que vit notre pays, cette démarche salutaire doit s’entourer de précautions nombreuses et indispensables. Elle doit, avant tout, se dérouler dans le calme, dans la sérénité et dans le souci de rassurer plutôt que d’inquiéter et d’alarmer », a par ailleurs préconisé le président de Talaie El Hurriyet.

« Elle doit, ensuite, éviter de nourrir la véritable guerre psychologique qui commence à l’entourer à travers les questionnements sur ses arrières-pensées et ses véritables buts. Elle doit, enfin, convaincre que la moralisation de l’espace politique et économique est l’indispensable complément de l’œuvre refondatrice de l’État de droit », a insisté M. Benflis.

« A toutes ces fins, il est important que la justice passe mais il est infiniment plus important qu’elle passe sans laisser le moindre doute sur son impartialité en n’ayant pour seul guide que la primauté de la loi et l’égalité de tous devant elle », a affirmé l’ex-ministre de la Justice sous la présidence de Chadli Bendjedid, ajoutant que « par la rigueur de sa démarche, elle doit faire taire les suspicions de représailles ou de vengeance et agir de sorte que rien dans son comportement n’apparaisse comme sélectif ou vindicatif ».

« Notre pays a connu tant d’opérations ‘’mains propres’’ traumatisantes qu’il est plus que nécessaire que notre opinion publique soit convaincue que l’action de la justice en cours n’a rien de commun avec elle et qu’elle est partie intégrante du vaste chantier du changement que le peuple algérien veut ouvrir », a indiqué Ali Benflis, concluant que « seule la transparence peut faire taire les suspicions , calmer les alarmes et dissiper les relents de la guerre psychologique qu’il n’est pas permis de laisser entourer cette entreprise ».

tsa

2 COMMENTS

  1. La justice s’est-elle auto-saisi ou bien a-t-elle a répondu au téléphone ? que cette justice se débarrasse de ses membres qui ont terni son image et qu’elle s’occupe en premier de Said Bouteflika pour que le peuple puisse croire au renouveau !

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