Manque de transparence : le gouvernement algérien épinglé (rapport)

Algérie –Les autorités algériennes ont de quoi s’inquiété. En effet, leur gouvernement vient d’être sévèrement épinglé et classé parmi 12 des pays les moins transparents, par un très sérieux rapport mondial. Il est reproché à Abdelmadjid Tebboune et son équipe de ne pas partager les informations avec sa population et de ne pas associer la participation citoyenne aux délibérations sur les politiques publiques du pays.

L’information a été donné par l’indice global de l’ONG américains World Justice Project Rule of Law Index® qui est la principale source mondiale de données originales et indépendantes sur la primauté du droit.

L’indice couvre pas moins de 139 pays et juridictions et s’appuie sur des enquêtes nationales menées auprès de plus de 130 000 ménages et de 4 000 praticiens et experts juridiques pour mesurer la manière dont l’état de droit est vécu et perçu dans le monde. Le WJP Rule of Law Index (Indice mondial de l’Etat de Droit) est un rapport qui a pour cadre l’état de droit et couvre huit facteurs – contraintes sur les pouvoirs du gouvernement, absence de corruption, gouvernement ouvert, droits fondamentaux, ordre et sécurité, application de la réglementation, justice civile et justice pénale.

Selon le rapport, en ce qui concerne la catégorie Gouvernement Ouvert, les autorités algériennes se distinguent par une opacité rarement égalée dans le monde. Cette catégorie évolue les gouvernements de 139 pays à travers le monde concernant les mesures qui permettent à un gouvernement de partager des informations avec son opinion publique, de donner aux citoyens les outils nécessaires pour tenir le gouvernement responsable et encourager la participation des citoyens aux choix des politiques publiques menées dans leur propre pays.

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L’Algérie refuse de faire preuve d’ouverture envers la société civile

Cette catégorie de l’Indice mondial de l’Etat de Droit mesure aussi si les lois fondamentales et les informations sur les droits légaux sont rendues publiques par les gouvernements évalués et tente de déterminer la qualité des informations publiées par le gouvernement.

Dans ce chapitre, les autorités algériennes se distinguent par des comportements totalitaires et refusent ainsi de faire la moindre preuve d’ouverture envers la société civile. C’est sans doute pour cette raison que l’Algérie a été classée au 127e rang sur 139. C’est dire que le gouvernement algérien fait réellement partie des 12 gouvernements les moins ouverts et les moins transparents vis-à-vis de ses citoyens dans le monde.

C’est un classement catastrophique, mais qui reflète parfaitement l’actuelle situation politique de notre pays marquée par l’illégitimité grandissante des dirigeants du gouvernement actuel issu d’une violation de la volonté populaire depuis le 12 décembre 2019 date à laquelle des élections présidentielles ont été imposées dans des conditions troublantes sans permettre à la population algérienne d’être représentée par des candidats qui peuvent porter ses revendications.

Dans ce même chapitre, le gouvernement algérien a été classé au même niveau que celui du gouvernement de la RDC, à savoir le Congo Kinshasa, le Cameroun ou la Biélorussie ainsi que le Zimbabwe, en clair des pays affaiblis par des crises politiques liées à l’illégitimité de leurs institutions et leurs dirigeants.

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