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Marché de devises : L’euro recule face au dollar

L’euro reculait face au dollar ce lundi, après de forts mouvements de la semaine dernière qui avait vu les valeurs refuge grimper en raison d’un regain de tension entre les Etats-Unis et la Corée du Nord. En début de soirée, l’euro valait 1,1785 dollar, contre 1,1822 dollar vendredi soir. La monnaie européenne ne parvenait pas à concrétiser son rebond face à la devise nippone, se stabilisant à 129,08 yens pour un euro – après être tombée vendredi matin à 128,05 yens, son niveau le plus faible en cinq semaines – contre 129,09 yens vendredi soir. Le dollar se reprenait pour sa part face à la devise japonaise, à 109,53 yens pour un dollar – après être tombé vendredi à la mi-journée à 108,74 yens – contre 109,20 yens vendredi soir. Les valeurs jugées les plus sûres que sont l’or, le yen et le franc suisse s’étaient fortement appréciées la semaine dernière en raison d’une escalade dans une guerre des mots entre le président américain Donald Trump et Pyongyang. Mais “lundi, l’appétit pour le risque revient progressivement sur les marchés, en l’absence de nouveaux échanges entre les Etats-Unis et la Corée du Nord”, a observé un analyste. Selon un autre analyste, “le simple fait qu’il n’y a pas eu de nouvelle escalade du discours d’un côté comme de l’autre pourrait suffire à déclencher” un mouvement de reprise sur les actifs jugés à risque et faire que les investisseurs se concentrent de nouveau sur les fondamentaux économiques. Ainsi, “la diminution des craintes d’un conflit entre la Corée du Nord et le Etats-Unis a aidé le dollar à se reprendre”, notamment face à la livre britannique, a observé un analyste. Le marché manquait dans l’ensemble de dynamisme lundi, mais la volatilité devrait revenir sur les marchés rapidement, car une salve d’indicateurs économiques est attendue en provenance des Etats-Unis cette semaine. Les cambistes décortiqueront dès mardi les prix à l’importation pour juillet, les ventes au détail en juillet, et l’activité industrielle dans la région de New York en août. Puis ils éplucheront les minutes de la dernière réunion de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed) attendues mercredi en début de soirée. La publication vendredi d’une accélération plus faible qu’attendu de la hausse des prix à la consommation aux Etats-Unis en juillet par rapport au mois précédent, à 0,1% contre 0,2% attendu et 0,0% en juin avait pesé sur le dollar. “Dans l’ensemble, ces données ont encore plus renforcé les attentes du marché sur le fait que la Fed va devoir reporter la prochaine hausse de ses taux d’intérêt à l’année prochaine”, a observé un analyste. L’inflation et la santé du marché du travail sont les deux principaux éléments examinés par la banque centrale américaine pour décider de sa politique monétaire. Si le marché du travail a montré des signes de robustesse ces derniers mois, l’inflation peine pour sa part toujours à décoller, provoquant un casse-tête pour la Fed qui espère relever une troisième fois ses taux en 2017 mais n’a plus que trois réunions monétaires d’ici la fin de l’année. La hausse des taux d’intérêt américains tend à rendre le billet vert plus rémunérateur et donc plus attractif pour les investisseurs donc tout report d’une telle action pèse habituellement sur la devise. Lundi après-midi, la monnaie britannique se stabilisait face à la monnaie unique européenne, à 90,80 pence pour un euro – après avoir atteint vendredi à la mi-journée 91,18 pence, son niveau le plus faible en dix mois. La livre sterling baissait face au dollar, à 1,2979 dollar pour une livre. La monnaie suisse perdait du terrain face à l’euro, à 1,1453 franc pour un euro, ainsi que face au dollar, à 0,9718 franc pour un dollar. La devise chinoise a terminé en baisse face au billet vert, à 6,6712 yuans pour un dollar en après-midi contre 6,6636 yuans vendredi à la même heure.

Source : tribunelecteurs

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