Message de Bensalah à l’occasion de la fête des Travailleurs : Appel à instaurer un climat d’entente pour des solutions consensuelles

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Le chef de l’Etat, Abdelkader Bensalah, a adressé hier un message aux Algériens, à l’occasion de la fête des Travailleurs, qui coïncide avec le 1er Mai de chaque année, célébrée en Algérie et partout dans le monde. Le message du Chef de l’Etat tourne autour de la nécessité de trouver une meilleure solution de sortie de crise, avec la participation de tous. Il a ainsi appelé à instaurer un climat d’entente et à associer toutes les forces vives du pays à la recherche de solutions consensuelles, en concrétisation de la volonté du peuple souverain et la satisfaction de ses revendications légitimes.

Pour le chef de l’Etat, il est impératif d’instaurer un climat de sérénité et d’entente et d’associer toutes les forces vives du pays pour la recherche de solutions consensuelles, en concrétisation de la volonté du peuple souverain, la satisfaction de ses revendications légitimes à une vie décente et son aspiration résolue à un changement radical avec le régime, pratiques et symboles.
Abdelkader Bensalah a du mettre de côté les divergences des uns et des autres pour trouver une solution commune. Il a affirmé que «la conjoncture difficile que traverse notre pays exige de chacun de nous d’être au rendez-vous de l’histoire, en mettant de côté nos différends et en focalisant notre effort sur notre volonté commune de préserver les fondements de notre nation et les acquis de notre Etat, fruits de plusieurs générations».
Il a indiqué que la construction de la patrie est une entreprise à mener par tous, sans marginalisation ni exclusive, sans sélectivité ni règlement de compte. Ajoutant que c’est là une démarche à même de décanter les biens intentionnés des malveillants, qui ont mis et mettent en péril les intérêts suprêmes du pays. Il a rappelé que la célébration cette année intervient dans un contexte particulier, marqué par le sursaut salutaire de notre peuple, qui a capté les regards du monde entier.
«Notre peuple a renouvelé, ainsi, son serment à nos glorieux Chouhadas de bâtir un Etat consacrant la vertu et le mérite et respectant l’effort et l’abnégation ainsi que son appel aux loyaux enfants de la patrie à unifier les efforts pour la hisser aux rangs des pays développés», a-t-il ajouté.
La voix des Algériennes et Algériens a retenti, haut et fort, à travers toutes les contrées de notre pays sous un seul et même étendard rassemblant tous les courants de la société et traduisant leur attachement à l’unité nationale sacrée. Un écho résonnant de par le monde, impressionné par le pacifisme, la régularité et le civisme de ses manifestations qui ont donné une image éloquente de l’immunité de notre patrie face à tout éventuel danger, a souligné le chef de l’Etat. Aujourd’hui, notre pays a besoin d’un élan national pour relever le défi du développement durable, la création de richesses et la relance de l’économie afin d’assurer la prospérité et le progrès à notre peuple, contribuer à la création davantage d’emplois et offrir de larges horizons à nos jeunes en un avenir prometteur, a poursuivi M. Bensalah. Il a affirmé que le pari est de gagner la bataille de la moralisation de la vie publique et la création d’une économie productive de richesses, et non rentière. Le chef de l’Etat a assuré à l’adresse du monde du travail que «notre Etat, qui poursuivra la défense de vos acquis, vous réitère son soutien pour davantage d’acquis et de réalisations. De même qu’il restera attaché aux vertus du dialogue avec les partenaires sociaux et économiques afin d’ouvrir plus de perspectives devant les bonnes volontés pour participer au processus de développement, garant de notre sécurité nationale», a-t-il conclu.

Réunir les meilleures conditions pour un travail décent

De son côté, le ministre du Travail, de l’emploi et de la sécurité sociale, Tidjani Hassan Haddam, a affirmé hier à Alger que la garantie des meilleures conditions pour un travail décent et des droits matériels et moraux des travailleurs, comptaient parmi les «priorités» du secteur. Présidant une rencontre organisée au siège du ministère, à l’occasion de la fête internationale des travailleurs, célébrée le 1 mai, M. Haddam a indiqué que cette journée «constitue une occasion propice pour réunir les meilleurs conditions pour assurer un travail décent et garantir les droits matériels et moraux», estimant que l’investissement dans la ressource humaine «est la véritable richesse pour toute institution». Le ministre a mis en avant la grande importance qu’il accorde à «la formation et à la formation continue, ainsi qu’à l’amélioration de l’environnement professionnel et à la garantie des moyens nécessaires, notamment matériels», préconisant de «laisser le champ libre aux jeunes compétences et d’encourager les initiatives au double plan central et local». Le ministre a indiqué avoir donné de «fermes instructions» aux responsables au niveau de l’administration centrale et aux directeurs généraux des instances sous tutelle quant à l’impératif d’améliorer les conditions de travail des employés et de les traiter au même pied d’égalité sans exclusive», assurant qu’il veillera «à leur application et concrétisation». Cependant, a-t-il poursuivi, «tout comme il a des droits, le travailleur a aussi des obligations à honorer». Le ministre a salué, en outre, les efforts consentis par le partenaire social qui s’acquitte «pleinement de son rôle», mû en cela par «son sens de responsabilité, en veillant à réaliser un équilibre entre la légitimité des revendications et les intérêts du secteur». M. Haddam a ajouté que les portes du ministère ont été ouvertes à tous pour prendre en charge les préoccupations des travailleurs et des partenaires.

Le 1er mai célébré dans le contexte d’un Hirak populaire appelant au Changement

La célébration de la journée des travailleurs est marquée, cette année en Algérie, par un Hirak populaire fusionnant l’ensemble des catégories des travailleurs, à l’instar de toutes les franges de la société, pour l’édification d’une Algérie nouvelle, où sera respectée la volonté du peuple souverain et consacrée la justice sociale. En ce 1e mai inédit, la contestation populaire pacifique se poursuit depuis plus de deux mois, revendiquant la consécration d’une rupture définitive avec le système et tous ses symboles, une dynamique à laquelle se sont jointes toutes les catégories de la société, et à leur tête la classe ouvrière Dans ce contexte, les syndicalistes de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) ont affiché leur rejet catégorique du maintien du Secrétaire général (SG), Abdelmadjid Sidi Saïd, à la tête de la Centrale syndicale, estimant qu’il était temps de «se réapproprier l’UGTA et de la remettre sur la voie tracée par les défunts Aïssat Idir et Abdelhak Benhamouda». D’autre part, plusieurs organisations syndicales autonomes, à l’exemple du Conseil de l’union nationale des organisations des avocats algériens, le collectif des syndicats de la santé et les syndicats autonomes de l’Education nationale, avaient adhéré, dès le début, au mouvement populaire à travers des sit-in et des grèves nationales. En effet, 13 syndicats autonomes affiliés à la Confédération des syndicats algériens (CSA) ont appelé à des marches gigantesques, demain mercredi, en célébration de la Journée internationale des travailleurs, qui sera une occasion pour faire entendre la voix des forces travailleuses, réitérer leur attachement à opérer un changement global et répondre à la volonté du peuple souverain.
A ce propos, la CSA a fait état, dans un communiqué, de «son attachement à l’option de la poursuite du mouvement populaire pacifique et à ses revendications pour la construction d’un nouvel Etat algérien», avec «le rejet des symboles du système». En solidarité avec le Hirak, le SNAPAP avait appelé à une grève nationale de tous les secteurs relevant de la fonction publique, les 29 et 30 avril, dans le cadre des mouvements de protestation organisés par les travailleurs des différents secteurs depuis le lancement des protestations.
Dans le cadre de sa contribution à la recherche d’une approche de sortie de la crise qui vit l’Algérie, ce syndicat s’était dit prêt à entamer des contacts avec les partis politiques, les associations, les personnalités nationales ainsi que l’institution de l’Armée en vue de cristalliser des propositions à cet effet dans le but de préserver l’unité du pays. La sphère syndicale devrait se consolider par de nouvelles organisations suite aux dernières décisions du conseil du Gouvernement. Il est à signaler enfin que l’Algérie possède 109 organisations syndicales, dont 67 organisations des travailleurs et 42 autres des employeurs (patronat).
Synthèse Samir Hamiche 

Source : ouestribune-dz

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