Mostaganem : Les retraités redoutent L’inactivité

A l’instar des autres localités du pays, les retraités à Mostaganem sont confrontés à la gestion de leurs journées au quotidien de peur de plonger dans l’ennui.

Par Charef Kassous :

Si la sortie de la vie active est perçue comme un soulagement pour certains, pour d’autres elle s’apparente à un bouleversement. C’est après la fin de la vie active que l’on se rend compte du manque de structures adaptées pouvant prendre en charge cette frange de la population ne serait-ce que deux ou trois heures par jour. Il est alors impossible de connaître comment les personnes occupent leurs journées et, en particulier, comment les retraités utilisent leur temps en étant libérés, pour la plupart, des contraintes professionnelles. Selon la typologie du retraité, remplir une journée devient un dilemme qui use les nerfs car la routine menace le repos du senior. Se lever sans savoir comment passer une journée est un cassetête quotidien chez les retraités. Pour la catégorie féminine, c’est plutôt se vouer à garder les petits enfants, les accompagner à l’école, les attendre à la sortie, se rendre utile à la famille sauvegardant quelque part la stabilité des couples …. Pour éviter la torpeur après une longue carrière quelques rares femmes retraitées s’investissent dans les associations et caritatives surtout. Les hommes en retraite et selon la catégorie s’enferment la routine dans des gestes monotones se lever, feuilleter le journal, faire des allées retours à la mosquée et revenir au domicile pour dormir. Pour beaucoup internet et les réseaux sociaux sont une salvation car c’est un moyen qui permet de noyer l’oisiveté des retraités. On y passe des heures à manipuler le téléphone mobile à la recherche de réconfort et c’est tant mieux. On a toujours affirmé qu’ qu’un senior actif est 2 à 3 fois moins malade qu’un senior inactif. Les ex-cadres et cadres supérieurs sont des personnes qui, une fois à la retraite, s’ennuient et parfois gravement au point de faire des dépressions. Etre retraité à Mostaganem semble vouloir dire être inutile et non considéré par la société après avoir donné le meilleur de sa vie à la société. Pour éviter de sombrer dans la morosité et de se faire une occupation beaucoup de cadres surtout rejoignent le travail chez le privé .A Mostaganem les endroits de rencontres pour retraités font défaut , ils s’y rendent en ville surtout et quand ils le peuvent presque tous les jours pour tenter de lutter contre l’oisiveté. En ville pour rencontrer des amis , alors souvent ils évitent les cafés pour motif d’incommodité , ils essaient les places publiques .Celles du centre-ville n’offrent aucun confort même pas des bancs publics adéquats alors certains s’assoient sur des barres de fers servant de clôture aux espaces verts et ce n’est pas aisé du tout. Les élus doivent se pencher sur ce sujet afin de proposer aux retraités des espaces de rencontres et d’échanges commodes à cette frange de la population. Des bancs publics surtout le long des avenues à pentes abruptes, des placettes propres et convenables, ou bien même des clubs pour seniors à l’identique des maisons de jeunes.
C.K.


Source : tribunelecteurs

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