ONU-DÉCOLONISATION : Réaffirmation du droit des Sahraouis à l’autodétermination

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Le séminaire régional pour les Caraïbes du Comité spécial de l’ONU sur la décolonisation, a lancé un appel pressent à la communauté internationale pour accélérer le processus de décolonisation du Sahara occidental à travers la tenue d’un référendum d’autodétermination du peuple sahraoui.

à l’issue des travaux de ce séminaire régional, qui  vient de se  tenir à  la Grenade ,  les participants ont appelé à la résolution de ce conflit opposant le Maroc et le Front Polisario depuis plus de 40 ans, sur la base du droit inaliénable à l’autodétermination du peuple sahraoui. Intervenant à la clôture des travaux, le ministre des affaires étrangères de Grenade,  Peter David a lancé un fervent appel pour « amener à zéro le nombre de territoires non autonomes figurant sur la liste » qui relève du Comité spécial de l’ONU, dit comité des 24, a indiqué un communiqué de l’ONU. Outre le Sahara occidental, l’ONU recense seize autres territoires non autonomes en attente de décolonisation, dont Anguilla, les Bermudes, Gibraltar, Guam, les îles Caïman, les îles Falkland (Malvinas), les îles Turques et Caïques, les îles Vierges américaines, les îles Vierges britanniques, Montserrat, la Nouvelle-Calédonie, Pitcairn, la Polynésie française, Sainte-Hélène, les Samoa américaines et les Tokélaou.  »Nous ne voudrions pas quitter cette conférence sans avoir des propositions claires pour ramener la liste à zéro », a déclaré M. David, en référence à la liste des dix-sept territoires non autonomes qui relèvent du Comité spécial, assurant que « l’objectif du séminaire reste celui de garantir la survie et la protection des plus vulnérables et veiller au développement économique, social et politique des populations de ces territoires ». Lors de la réunion et abordant la question sahraouie, de nombreuses délégations ont apporté, à l’occasion, leur soutien aux efforts menés par l’Envoyé personnel du Secrétaire général pour le Sahara occidental, Horst Köhler, en vue de la résolution de ce conflit opposant le Maroc et le Front Polisario depuis plus de 40 ans, sur la base du droit inaliénable à l’autodétermination du peuple sahraoui. Lors de ce séminaire, que Grenade accueillait pour la quatrième fois, les participants ont abordé, durant les trois jours, divers thèmes liés à la réalisation des objectifs de décolonisation, de développement durable dans les territoires non autonomes, et de faire le point sur l’appui qui leur est accordé par le système de l’ONU.
La directrice du Comité spécial, Keisha Aniya McGuire, représentante permanente de la Grenade, a souligné dans ce sillage que « les séminaires régionaux sont un mécanisme effectif pour tenir une discussion fructueuse et échanger des points de vue de la façon de faire avancer le processus de décolonisation ».  D’autres experts ont fait observer, quant à eux, que « les processus de décolonisation réussis avaient été tous propulsés par la volonté des populations colonisées ».  Intervenant à l’occasion, le représentant du Front Polisario auprès de l’ONU, le Dr Sidi Mohamed Omar, a affirmé que « l’inscription du Sahara occidental sur la liste des territoires non autonomes du Comité atteste du fait que son autodétermination et indépendance ne sont pas négociables ». Le diplomate sahraoui a rappelé aux participants le statut juridique du Sahara occidental et les obstacles rencontrés dans le processus de décolonisation de ce territoire occupé par le Royaume marocain.
Il a précisé, en outre, que « la voie à suivre dans le processus de décolonisation du territoire du Sahara occidental était claire et sans équivoque, s’il existait une volonté politique réelle capable de soutenir les principes de légitimité internationale et les résolutions de l’ONU sur cette question ».  Ce qu’il faut, a-t-il ajouté, « c’est de mettre fin à l’occupation marocaine illégale du territoire en permettant au peuple sahraoui d’exercer son droit inaliénable à l’autodétermination et à l’indépendance de manière libre et démocratique ».  À la fin de ses travaux, le Comité a adopté un projet de rapport procédural sur le séminaire, ainsi qu’un projet de résolution pour remercier la Grenade d’avoir accueilli la conférence.  Les conclusions et recommandations du séminaire seront, par ailleurs, adoptées de manière formelle au mois de juin, durant la session substantive 2019 du Comité spécial, a précisé le communiqué de l’ONU. Notons que parmi les participants à cette rencontre, figurent les membres des groupes régionaux du Comité spécial, les états membres, notamment les puissances administrante, ainsi que les représentants de territoires non autonomes, de la société civile, des ONG et des experts.   Le Maroc, pays colonisant le Sahara occidental, a participé à la réunion développant ses thèses connues tandis que sa machine de propagande  déformait le déroulé des travaux.
M. Bendib 

ESPAGNE
Pedro Sanchez interpellé sur la question de la décolonisation du Sahara occidental

Le Comité de coordination des associations espagnoles de solidarité avec le Sahara occidental (CEAS-Sahara) a adressé une lettre au futur gouvernement espagnol dans laquelle il invite le chef du prochain exécutif, Pedro Sanchez, à s’engager davantage en faveur de la décolonisation du Sahara occidental, soulignant que « l’état espagnol est responsable historiquement et juridiquement du conflit sahraoui ». Dans cette lettre ouverte, publiée mardi, par  la presse espagnole, le CEAS-Sahara  a appelé le prochain gouvernement à  travailler activement dans le cadre des résolutions des Nations unies en faveur de la décolonisation du Sahara occidental dans le cadre de l’organisation d’un référendum prévoyant le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui. La lettre ouverte, adressée à Pedro Sanchez intervient après les résultats des élections législatives anticipées organisées le 28 avril en Espagne et remportées par le  Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), avec 28,7 % des voix et 123 sièges au Congrès des députés (chambre basse).  Dans le programme électoral du PSOE, publié le 15 avril, le PSOE a affirmé, à travers la section consacrée à la Méditerranée et au Moyen-Orient, qu’il va promouvoir la solution du conflit du Sahara occidental à travers la mise en œuvre des résolutions des Nations unies, qui garantissent le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui. Le PSOE s’est engagé également à travailler pour parvenir à une « résolution du conflit juste, définitive, mutuellement acceptable et respectueuse du principe d’autodétermination du peuple sahraoui, ainsi que pour promouvoir le contrôle des droits de l’Homme dans les territoires sahraouis occupés ». Les associations espagnoles d’amitié et de solidarité avec le peuple sahraoui, regroupées au sein du Comité, ont insisté à l’occasion à ce que « le gouvernement espagnol précise clairement sa responsabilité politique, juridique et historique dans le conflit sahraoui », ajoutant que les engagements exprimés par le PSOE dans son programme électoral doivent être « respectés et concrétisés ». « L’État espagnol a abandonné le peuple sahraoui sans conclure le processus de décolonisation que nous avions engagé et sans respecter son droit à l’autodétermination en raison du chantage qu’implique le Maroc à travers sa « Marche verte ». Cependant, notre responsabilité persiste dans la situation actuelle et conformément au droit international, après 43 ans, nous continuons d’être le pouvoir administrateur de jure », a rappelé  le Comité des associations espagnoles dans sa lettre. Le CEAS-Sahara a souligné, en outre, qu’il est « temps de changer la politique espagnole vis-à-vis du Sahara occidental, d’abandonner une fausse neutralité et de travailler de manière active et unie pour une politique digne ». Dans ce contexte, il a invité le nouveau gouvernement à « s’engager activement dans le cadre de l’ONU et de l’Union européenne en faveur de la réalisation d’un référendum d’autodétermination sgarantissant l’expression libre et authentique de la volonté du peuple sahraoui ».
M.B.

Source : lecourrier-dalgerie

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