OQTF : pour éviter l’expulsion, des étrangers se disent Algériens

Algérie –Le problème des sans-papiers n’est pas une mince affaire pour la France. Selon un élément de la police des frontières, il est de plus en plus difficile de contrôler l’applicabilité de la mesure d’expulsion des immigrés clandestins qui font l’objet d’une obligation de quitter le territoire français. Ainsi, certains se disent algériens pour échapper à cette mesure.

En effet, selon un élément de la Police aux frontières (PAF) qui s’entretenait, dimanche 9 janvier, avec un confrère du média français Le Progrès, il est de plus en plus difficile d’appliquer la mesure d’expulsion des sans-papiers qui font l’objet d’une OQTF (une Obligation de quitter le territoire français). Et pour cause, certains d’entre eux se disent Algériens pour échapper à la mesure d’expulsion.

En fait, ce qui aide les étrangers de différentes nationalités dans leurs stratagèmes c’est la relation entre l’Algérie et la France en matière de reconduction des sans-papiers. C’est que les autorités algériennes accordent difficilement le laissez-passer consulaire qui permet l’expulsion des étrangers en situation irrégulière. C’est pour cela que les étrangers expulsables nient leur origine et se disent Algériens, rendant difficile la mission de les identifier. Et dans ce cas, l’Algérie refuse d’accueillir les expulsés sans preuve qu’ils soient réellement Algériens.

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“On ne peut quasiment plus éloigner les ressortissants d’Algérie, de Tunisie et du Maroc”

Cette situation est donc utilisée comme une aubaine par des étrangers sans-papiers qui se présentent comme étant des Algériens pour qu’ils ne soient pas expulsés. « On ne peut quasiment plus éloigner les ressortissants d’Algérie, de Tunisie et du Maroc. On a énormément de difficultés avec l’Algérie. Comme on a du mal à les faire partir, les expulsables se disent Algériens. À nous de prouver de quelle nationalité ils sont. Certains donnent quinze alias différents », a en effet affirmé le major Olivier L. de la PAF.

Pour lui, certains pays, comme l’Algérie, la Tunisie et le Maroc sont plus réticents que d’autres à délivrer les laissez-passer consulaires. Contrairement à des pays comme l’Albanie et la Géorgie par exemple. La Police aux frontières (PAF), qui dispose d’un service dédié à l’expulsion des étrangers sous OQTF, souffre beaucoup avec des étrangers qui n’ont ni passeports ni titres de voyage délivrés par les pays d’origine.

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