OUVERTURE D’UNE INFORMATION CONTRE L’EX-MINISTRE DE L’ÉNERGIEChakib Khelil devant la Cour suprême

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OUVERTURE D'UNE INFORMATION CONTRE L'EX-MINISTRE DE L'ÉNERGIEChakib Khelil devant la Cour suprême

La procédure de justice va reprendre là où elle s’était arrêtée en 2013. La Cour suprême vient de rendre public un communiqué dans lequel elle annonce avoir reçu un dossier pour l’ouverture d’une information contre Chakib Khelil, présumé accusé d’actes liés à l’infraction à la législation et à la réglementation des changes et des mouvements de capitaux de et vers l’étranger. Il est également poursuivi pour deux contrats conclus par la Sonatrach «de façon illégale avec deux sociétés étrangères». Des délits qu’il aurait commis lorsqu’il était P-DG de Sonatrach puis ministre de l’Energie. Le communiqué précise que la procédure énoncée dans l’article 573 du Code de procédure pénale a été enclenchée. A ce propos, il y a lieu de rappeler que l’article suscité porte sur les crimes et délits commis par des membres du gouvernement, des magistrats et certains hauts fonctionnaires qui bénéficient du privilège de juridiction. Pour rappel, en août 2013, le procureur général de la cour d’Alger à l époque, Belkacem Zeghmati, avait annoncé le lancement de mandats d’arrêt internationaux contre Chakib Khelil, sa femme et ses deux enfants ainsi que Farid Bedjaoui, le neveu de Mohamed Bedjaoui (ex-ministre de la Justice) ainsi que quatre autres personnes, des opérateurs privés qui ont joué le rôle d’intermédiaires dans l’affaire connue sous le nom de «Sonatrach 2». La justice algérienne avait également pris des mesures de gel et de saisie des avoirs des inculpés ainsi que des mesures de saisie conservatoires de leurs biens mobiliers et immobiliers en Algérie. Des demandes de saisie ont été également envoyées à la justice des pays où il a été établi un lien entre l’argent des accusés et l’affaire en cours. M. Zeghmati, limogé en 2015 avant d’être réhabilité une année plus tard, avait alors affirmé que la tenue de la conférence de presse visait à concrétiser comme il le dira, «le droit de l’opinion publique d’être informée des grandes affaires portant atteinte à l’économie nationale». La suite des événements est connue. L’affaire «Sonatrach 2» a été jugée, mais sans les principaux accusés. D’ailleurs, l’Algérie a retiré le mandat d’arrêt international contre l’ancien ministre de l’Énergie, quelques mois seulement après son lancement en raison du vice de procédure constaté puisqu’il devait être lancé par le président de la Cour suprême et non par le parquet d’Alger. En mars 2016, Chakib Khelil est arrivé au salon d’honneur de l’aéroport d’Oran où il a même été accueilli par le wali de l’époque. Juste avant son retour, l’ex-secrétaire général du FLN, Amar Saâdani, avait mené une campagne appelant à la «réhabilitation» de l’ancien ministre accusant le DRS d’avoir fabriqué des dossiers contre lui. Cependant, Chakib Khelil a été cité explicitement par les juges du tribunal de Milan, dans l’affaire des pots-de-vin impliquant la société pétrolière Saipem, jugée dernièrement. L’ancien P-DG de Saipem, Pietro Tali, et la société italienne avaient été reconnus coupables en Italie d’avoir versé à des intermédiaires environ 198 millions de dollars pour l’obtention de contrats auprès de la Sonatrach entre 2007 et 2010.

Source : lexpressiondz.com

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