Partenariat stratégique Algéro-malien : Abdoulaye Diop sollicite l’appui de l’Algérie.

Algérie- Depuis quelques années la régions du sahel est confronté à plusieurs situations dont les attaques terroristes. C’est dans ce sens que le mali vient conforter son partenariat avec l’Algérie.

Outre les dossiers liés au partenariat stratégique entre le mali et l’Algérie, Abdoulaye Diop, le chef de la diplomatie malienne a évoqué la situation sécuritaire dans son pays lors de sa visite à Alger en même temps que le chef de la mission de l’ONU pour le Mali (Minusma). Une situation sécuritaire qui ne semble pas s’améliorer, bien au contraire, il enregistre une recrudescence des attaques terroristes. Abdoulaye Diop a indiqué mardi 11 aout que sa visite en Algérie visait à conforter le partenariat stratégique algéro-malien, précisant qu’elle constitue l’occasion d’échanger sur une stratégie pour faire face aux défis sécuritaires dans la région du Sahel. Une sous-région où le terrorisme s’est installé face à des États aux armées sous-équipées et sous-formées et loin de constituer une priorité pour la communauté internationale.

Cette situation va s’aggraver avec le retrait des soldats français annoncé, le mois de juin dernier, par le président Macron. Et c’est tout naturellement l’Algérie qui reprend la main dans ce dossier, et pour plusieurs raisons, notamment celle d’avoir arbitré la signature de l’accord de paix pour le Mali en 2015 entre le gouvernement et les rebelles du Nord. Un dossier piloté par Ramtane Lamamra qui reprend du service et qui s’est lancé dans un défi de rattrapage particulièrement dans les questions liées au voisinage de l’Algérie et au continent africain, en lançant cette initiative d’organiser une conférence (aujourd’hui) sur le rôle de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) dans la stabilité de ce pays et la sécurité de l’espace sahélo-saharien.

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Parce qu’il s’agira demain du rôle politique et diplomatique de l’Algérie de pousser les parties maliennes à respecter leur engagement de relancer la mise en œuvre de l’accord de paix, qui est un processus avec des dispositifs à même d’instaurer la paix et la sécurité dans une grande partie du pays, et partant d’isoler les groupes terroristes.  Bien entendu, même si les responsables maliens actuels sont issus d’un coup de force, ils semblent à tout le moins bénéficier d’un large soutien populaire.

À charge pour eux de concrétiser les vœux que le peuple a exprimés à travers les manifestations de rue après le putsch “soft”. Et ce n’est pas un hasard si les militaires ont évoqué dans leur engagement la mise en œuvre de l’accord d’Alger après avoir déposé le président IBK, déclaration assimilée à une volonté de prendre langue avec le Nord, de fédérer les forces et les efforts pour éliminer les terroristes.

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Avec le soutien politique d’Alger, comme le suggère le chef de la diplomatie malienne. « Le Mali traverse une période difficile, une période de transition politique, en même temps, il fait face à un défi sécuritaire important », a-t-il indiqué en évoquant le bilan des récentes attaques terroristes dans le Nord qui ont fait une cinquantaine de morts.

À son arrivée à Alger, M. Diop a indiqué qu’il était porteur d’un message du président de la transition au Mali, Assimi Goïta, adressé au président de la République, Abdelmadjid Tebboune, ajoutant que le développement du partenariat entre Alger et Bamako sera évoqué au cours de la réunion du comité bilatéral stratégique prévue aujourd’hui.  M. Diop est arrivé hier mardi en Algérie pour une visite de deux jours à la tête d’une délégation officielle composée de plusieurs responsables, dont le ministre des Mines, de l’Énergie et de l’Eau, Lamine Seydou.

 

 

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